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Championnats du Monde : les Tops et les Flops

Le championnat du Monde de volley s’est déroulé en Pologne du 30 août au 21 septembre. Retour sur les tops et les flops de la compétition au pays où le volley est roi

International

Tops et Flops des Championnats du Monde 2014


Le 10 octobre 2014

Déroulement de la compétition 

Les flops

Ce qui revient le plus est bien évidemment la formule de la compétition. Trois tours de poule pour arriver aux matches à élimination directe, c’est beaucoup trop ! Résultat des courses tout le monde s’y perd : les médias, les volleyeurs et même toi assis sur ton canap’ avec ton panaché et tes chips.

Aberration totale lors de la troisième phase de poule : d’un côté, un groupe composé d’un premier et deux deuxièmes et de l’autre un premier et deux troisièmes. À noter que la Pologne (pays organisateur et deuxième de son groupe) a bénéficié d’un jour de repos entre ses deux matches, ce qui n’a pas été le cas du Brésil qui avait pourtant gagné ce droit sur le terrain en finissant premier de sa poule. Bref, pas très Coubertin comme esprit tout ça.

Pour finir, on aurait aimé voir plus de matches retransmis sur « beIN SPORTS» compte tenu de la multitude de ses canaux.

Les tops

La Pologne nous a montré qu’elle était capable d’organiser un tel évènement. Des salles magnifiques souvent pleines et pas que pour les matches du pays hôte. Un engouement pour le volley impressionnant qui fait plaisir à voir. Un match d’ouverture dans un stade couvert de 62 000 places plein à craquer, on s’est régalé.

Cerise sur le gâteau, grâce à l’équipe de France et son fabuleux parcours, on a entendu parler de volley dans les médias, et ça, ça n’a pas de prix.

Cérémonie d'ouverture des ChM en Pologne


Résultats

Les flops

Pas mal de surprises dans ce championnat du monde, à commencer par l’Italie. L’équipe avait fière allure sur le papier mais Mauro Berruto, l’entraîneur transalpin, a donné l’impression de ne jamais trouver la bonne formule. Mise à part Ivan Zaytsev, aucun joueur n’a réussi à se démarquer comme titulaire indiscutable. Résultat des courses les Azzuri sont sortis in extremis de la première poule pour finalement être éliminés après une seule rencontre de la deuxième phase et finir la compétition en roue libre.

Même constat pour la Bulgarie. Même résultat. On peut imaginer que changer d’entraîneur deux mois avant le début du mondial ne soit pas l’idéal pour préparer une compétition d’un tel niveau, mais la fédération bulgare n’en est pas à son premier coup d’essai (démission de Kaziyski avant les JO de Londres pour protester contre les méthodes de sa fédération). Battue par le Canada en première poule puis corrigée par l’Allemagne ensuite, le pays du Yaourt n’a montré aucune force collective, juste une addition d’individualités.

TeamUSALa Team USA et la camaraderie russe sont les deux grosses autres déceptions de ce mondial. On ne peut pas dire que les « States » n’aient pas été à la hauteur du rendez-vous mais on attendait beaucoup plus des vainqueurs de la Ligue Mondiale 2014. Auteurs d’un parcours honorable, ils se sont effondrés dans leur match de qualification qu’on ne pensait être qu’une formalité contre des Argentins déjà éliminés. Quant aux Russes, on les a vus au-dessus en poule mais incapables d’élever leur niveau lors des matchs couperets. Nul doute que les champions olympiques 2012 ne se satisferont pas d’une modeste cinquième place.

Les tops

Comment ne pas commencer par nos petits Français. La « Team Yavbou », comme elle aime se faire appeler, nous a littéralement enthousiasmés.

TeamFrance
De l’envie, de la solidarité et un niveau jeu aussi spectaculaire qu’efficace. Les hommes de Laurent Tillie ont abattu une par une les plus grandes nations de notre sport pour finalement échouer en demi-finale contre l’ogre brésilien au terme d’un thriller en cinq sets.

Que dire de l’Iran, les joueurs du golfe nous ont prouvé sur cette compétition que leur quatrième place en World League était due à tout sauf au hasard. Les Iraniens montrent qu’il faudra désormais compter avec eux car ils font maintenant parti du gratin mondial.

Médaille de Bronze, l’Allemagne est une demi-surprise. Capable du meilleur comme du pire, la Mannschaft a fait une compétition sérieuse, elle n’a pas réussi de grands exploits mais a su profiter d’un tirage favorable lors des poules et venir chiper le bronze qu’on ne voyait pas échapper à l’équipe de France.

Les Brésiliens, eux, n’ont pas réussi à venger les footballeurs, et se sont inclinés en finale. Pas de quatrième titre consécutif pour l’équipe dirigée par le virulent Bernardinho. Malgré cela, quel bonheur de voir évoluer les Auriverde, quel spectacle ! Pour faire court, le Brésil, même dans la défaite, c’est la classe.

Enfin, POLSKA POLSKA ! Eh oui, les Polonais, emmenés par le duo d’entraîneurs français Antiga et Blain, sont les nouveaux champions du monde de volley. Un peu à la surprise générale, les rouge et blanc ont réussi à réaliser le rêve de tout un pays. Portée par un public bouillant et menée par un Wlazly « on fire », la Pologne a terrassé le Brésil 3-1 au terme d’une finale grandiose.


Joueurs

Les flops

dragan travicaTravica (Italie). Le passeur transalpin a quasi perdu sa place en fin de compétition. Il n’a pas réussi à peser sur le service-block comme à son habitude et a fait preuve de beaucoup d’imprécisions dans son jeu de passe.

Sokolov (Bulgarie). On attendait beaucoup plus de la part du colosse bulgare. Souvent irrégulier durant le mondial, il n’a pas su être décisif quand son équipe en avait besoin.

Pavlov (Russie). Révélation des dernières compétitions internationales,  le métronome de la pointe de l’attaque Russe nous a semblé moins à son aise que d’habitude, commettant beaucoup plus de fautes qu’à l’accoutumée.

De Cecco (Argentine). Considéré par beaucoup (et à juste titre) comme l’un des meilleurs passeurs du monde, il n’a été que rarement titulaire avec son équipe d’Argentine. Il a même paru parfois perdu sur le terrain. Loin de la sérénité et de la magie qu’il dégage habituellement.

Les tops

Lucarelli (Brésil). Il incarne le renouveau côté brésilien, dans la lignée des Giba et autres Dante. Doué techniquement, avec une puissance de feu à l’attaque et au service, ce jeune joueur de 22 ans a éclaboussé la compétition de son talent.

N’gapeth (France). Véritable pièce maîtresse de la formation tricolore, Earvin était partout. Il est l’une des principales raisons de la bonne campagne française. Fort dans sa tête en fin de set, Il est aujourd’hui l’un des tous meilleurs joueurs du monde à son poste.

Most Valuable Player – Mariusz Wlazly (POL)Wlazly (Pologne). Le désormais légendaire pointu Polonais était sur un nuage  durant tout le mondial. Il a mené son équipe jusqu’au titre, décisif dans les moments chauds, c’est sans contestation possible le MVP du tournoi.

Grozer (Allemagne). Le panzer allemand a, comme souvent, tout écrasé sur son passage. Certainement le joueur le plus puissant du monde, le vainqueur de la Champions League 2014 avec Belgorod est venu rajouter une belle médaille de bronze à son palmarès.

Lucas (Brésil). Enorme dans tous les secteurs que comporte le poste de central, le sosie de Pau Gasol a fait des trous durant toute la compétition. Seul bémol, un service pas au rendez-vous en finale.

Grebennikov (France). Meilleur libéro de la compétition, Jenia a su dynamiser continuellement la ligne arrière française. Réflexes affûtés, il nous a régalés de défenses sorties de nulle part.

Mention honorable : Kaliberda, Toniutti, Klos, Mika, Bruno, Muserskiy, Sanders

Notre équipe type : Bruno – Wlazly – Lucarelli – N’Gapeth – Klos – Lucas – Grebennikov



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