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Demi-finales — premier round : confiance et expérience

Nous attendions des batailles, et batailles il y a eu…


Le 27 avril 2015

 

Tel le veut la formule, si certains ont gagné une bataille, personne n’a encore gagné la guerre. Des victoires à domicile, des favoris qui s’imposent, et une seule exception : Tours qui a fait un grand pas vers la qualification en gagnant au Palais des Victoires de Cannes.

La culture de la gagne

Sans aucun doute, c’est ce qui fait la différence entre les bons et les grands joueurs, les bonnes et les grandes équipes.  Certes, rien n’est encore fait mais une question se profile… pourquoi sont-ce  toujours les mêmes qui arrivent au bout ? Pourquoi Roger Federer, puis Rafel Nadal et maintenant Novak Djokovic dominent-ils sans conteste le tennis mondial depuis plus de 10 ans ? Comment Sébastien Loeb a-t-il enchaîné, parfois sur le fil, 9 titres consécutifs de champion du monde des rallyes ? Quant à l’équipe de France de handball, comment s’en sort elle toujours, bien que malmenée, pour accrocher régulièrement de nouvelles bannières à son palmarès, même en pays hostile ?

La liste est encore longue, mais le constat est unique : la confiance. Cette confiance qui sait transcender les hommes lorsque les situations se tendent. Cette absence de doute, qui, au moment de porter l’estocade finale, fera la différence. Car pourquoi le ballon va-t-il tomber d’un côté ou de l’autre de la ligne ? Qu’est ce qui fait la différence entre une équerre et une boîte aux lettres ?

Il va de soi que cette confiance s’acquiers également avec l’expérience. Expérience dont a fait preuve David Konecny, une nouvelle fois, au moment de conclure face à une équipe de Cannes qui n’a rien lâché, mais qui s’est incliné malgré un grand Manu Ragondet. Elle était bien là, la différence, avec un Dusan Petkovic tremblant dans le tie-break, où la rentrée de Castard a permis aux Cannois de continuer à espérer. Mais c’était peut-être déjà trop tard. Et si le Tourangeau Oleg Antonov nous a une nouvelle fois montré qu’il était présent dans les grands moments, c’est bien le capitaine du TVB qui a fini le travail, lui qui pourtant n’était pas dans un grand jour. Confiance et expérience…

De la même manière, les Cannetanes de Ricardo Marchesi surfent sur une vague de réussite presque insolente. Et quand ce n’est pas Elisabeth Fedele qui score, c’est Valentina Zago qui prend le relais (27 points). Pourtant, les Parisiennes du Stade Français avaient pris l’avantage dans cette rencontre, menant d’abord 2 sets à 1, et surtout 8-11 dans le tie-break, jusqu’à cette erreur de service de Nina Coolman. Un service importantissime qui a remis les locales sur les rails, et fait trembler les jambes des Mariannes. Malgré une étonnante prestation de la jeune Safiatou Zongo, l’expérience était bien du côté du Cannet, à qui on a l’impression qu’il ne peut rien arriver.

Alors, si la confiance et l’expérience font partie des clés d’une rencontre, ne peut-on pas y ajouter un public ? Le public surchauffé de Lawson Body, gymnase qui figure parmi les temples du volley-ball français, a une nouvelle fois poussé son équipe vers la victoire. Plus de 1500 personnes qui ont assisté à la rencontre la plus tendue de cette journée. En effet, après le 30-28 du deuxième set, le capitaine niçois Mitrovic sauve une balle de match à 24-23 dans la quatrième manche, avant d’enchaîner par un ace puis un gros service qui ont permis aux visiteurs de revenir à deux sets partout. Pas de doute que si cette rencontre avait été disputée sur la côte d’Azur, avec ce même scenario, les Aiglons auraient enfoncé le clou dans la cinquième manche. Et c’est pourtant ce qui était en train de se produire : les Niçois faisaient la course en tête, glanant jusqu’à 3 points d’avance, et toujours devant à 11-12. Mais Lawson Body a ses raisons, et les Poitevins renversent la vapeur pour l’emporter 15-12 sous les hourras de la foule. De la confiance, de l’expérience, et un public !

Un public qui a également compté à Nancy, même si Nenad Djordjevic, entraineur d’Orange, a déjà promis l’enfer à ses adversaires, dans sa salle, pour le match retour. Un Nancy/Orange, annoncé comme un duel de pointus, où les débats ont finalement été équilibrés. Certes, Feughouo finit à 28 points côté nancéien, mais les Ukrainiens d’Orange Klyamar (21 points) et Tupchii (18 points) se sont partagés le travail. Travail qui n’a d’ailleurs pas suffi pour les hommes de l’ASON qui ont lâché dans le tie-break (15-9) et l’entraîneur d’Orange qui estime avoir « été volé ». Nouveau paramètre pour une victoire ?

Paris et le RC Cannes sans équivoque

Cette fois-ci, c’est sans doute l’expérience qui a parlé. Paris est en quête d’une troisième finale consécutive pour un neuvième titre, quand Lyon joue seulement sa troisième saison dans l’élite. Les hommes de Dorian Rougeyron se sont une nouvelle fois montrés solides dans une partie où il y a eu peu de suspense. Nous attendons impatiemment la revanche à Gerland, l’antre lyonnais, où Paris s’est récemment cassé les dents cette saison.

Quant aux Cannoises, qui fêtaient l’hypothétique dernier match de Victoria Ravva dans sa deuxième demeure, elles ont disposé, en quatre manches, d’une équipe de Béziers qui n’avait rien à perdre. Un grand moment d’émotion relayé dans les médias et les réseaux sociaux, pour celle qui a plus que marqué l’histoire du volley-ball féminin français. Le match n’était pourtant pas anecdotique, et le duo Schleck/Hole a bien perturbé un RC Cannes qui s’impose malgré tout, et laisse place aux touchantes larmes de Vica.



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