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Des Bleus, des Bleues et des bleus

L’équipe de France masculine a déroulé son volley-ball, contrastant ainsi avec la défaite de l’équipe féminine qui échoue aux portes des championnats d’Europe.

Eq. de France Equipes de France de volley-ball

Crédit Photo : CEV et FIVB


Le 1 juin 2015

La désillusion

Vendredi, 17h00. L’équipe de France féminine est dos au mur. Après le revers subi à Niort une semaine auparavant contre l’équipe slovène, les filles de Magali Magail n’ont pas le droit à l’erreur : si la Slovénie remporte deux sets, à domicile, dans ce match retour, elle s’envolera vers la Belgique ou les Pays-Bas pour disputer la phase finale des championnats d’Europe. L’équipe de France y croit, elle veut y croire, pour donner un élan au volley-ball féminin français.

La suite, vous la connaissez… Il n’y a pas eu de surprise, de révolte, de victoire, et donc de qualification. La France ne verra pas les championnats d’Europe féminin de volley-ball fin septembre, c’est fait.

Certes, c’est quelque part une désillusion, pour cette équipe orpheline de son meilleur atout, Christina Bauer, blessée, et de certaines de ses cadres ayant pris de la distance avec la sélection nationale. On aurait pu faire un bilan de ces deux rencontres, se focaliser sur les points forts et les carences de cette équipe de France, souligner les difficultés de réception et de puissance offensive, mais cela serait inutile car le mal est fait. Alors, concentrons-nous sur le positif et les raisons d’espérer.

La bonne nouvelle, ou plutôt le motif d’espoir, tient à la jeunesse de cette équipe. Quatre titulaires de moins de 22 ans Marion Gauthier-Rat, Clémentine Druenne, Safiatou Zongo, Elisabeth Fedele, suppléées sur les deux rencontres par Astrid Souply, 21 ans et Kim Nowak 19 ans. On pourrait ajouter à cette liste de nom les Tiphaine Sevin, 21 ans, Lisa Menet-Haure, 20 ans, Amandine Giardino, 19 ans, Nina Stojiljkovic, 18 ans, voire même Helena Cazaute 17 ans, qui ne tarderont pas à frapper à la porte du groupe France. Une équipe en pleine reconstruction qui, on l’espère, saura laver l’affront slovène lors des prochaines compétitions.

La moins bonne nouvelle, et on ne le déplorera jamais assez, réside dans le peu de Françaises qui évoluent sur les parquets de Ligue AF, chose qui n’est d’ailleurs pas prête de s’améliorer sur la saison à venir. Un constat qui pourrait éventuellement se concevoir pour le RC Cannes, qui vise régulièrement une performance européenne, mais pour les autres…

Pour l’heure, souhaitons à notre équipe fanion de gagner de l’expérience, de construire un groupe solide et plus que tout pérenne, afin de permettre l’intégration de nouvelles venues, d’allier fougue et sagesse, à l’image de l’équipe de France masculine de hand. Un scenario pourquoi pas possible, un scénario que l’on a envie de croire, il n’y a plus qu’à…

Les garçons déroulent

Loin de la Slovénie, sur le continent asiatique, l’équipe de France masculine affrontait la Corée, dans une double-confrontation classique de Ligue Mondiale. Pour les lève-tôt, ou les couche-très-tard, les deux rencontres étaient diffusées en direct sur beIN Sports 3, à 7h du mat. De quoi jeter un œil avant de filer sur un tournoi estival pour les uns, ou en rentrant de soirée pour les autres. Une double confrontation dans laquelle la France était favorite, et se devait d’assumer ce statut, dans la continuité des belles choses réalisées l’été dernier.

Chose promise, chose due, la France s’est défaite par deux fois d’un adversaire tout de même un ton en dessous. Facile à dire, mais encore fallait-il le faire. Les coéquipiers de Benjamin Toniutti, malgré une entame de premier match compliquée, ont assuré l’essentiel : deux victoires 3-1 et 3-0 et la satisfaction de voir Nicolas Maréchal bien suppléer Kévin Tillie dans la deuxième rencontre, un Earvin Ngapeth toujours au rendez-vous, un Antonin Rouzier en verve et un Kévin Le Roux précieux au contre.

Dans le même temps, la République Tchèque a buté contre le Japon. Une défaite 3-1 dans la première rencontre suivie d’une victoire au tie-break, portent le capital point des coéquipers d’Ales Holubec (Nantes) et de David Konecny (Tours) à deux unités. Le Japon prend donc la deuxième place du groupe avec 4 points, derrière la France à 6 points.

Les Français se dirigent maintenant vers le Japon pour une nouvelle double confrontation les 6 et 7 juin.



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