Accueil ▷ Actu ▷ Ligues Pro ▷ Des quarts en sac

Des quarts en sac

Qu’il faisait bon de jouer à domicile ce week-end, où presque tous les favoris se sont imposés. Seul Le Cannet n’a pas tenu son rang et devra assurer sur le match retour


Le 13 avril 2015

 

La formule est simple : quel que soit le score, seule la victoire compte. Car c’est bien par le nombre de victoires que passera la qualification en demi-finale…

Et il n’y a pas vraiment eu de suspense dans ces quarts-de-finale allers. Les favoris jouant à domicile se sont quasiment tous imposés. La rébellion des ousiders n’était pas pour ce week-end, peut-être viendra-t-elle dès ce mardi soir ?

En Ligue AM

Paris, Lyon et Tours se sont largement imposés dans leur salle, faisant parler leur expérience. Les Toulousains étaient certes accrocheurs, mais trop fébriles sur les fins de set. La domination parisienne en service/récep ayant eu raison des hommes de Cédric Énard, l’équipe de la ville rose aura fort à faire demain soir pour venir à bout d’une formation de la capitale solide. Seul un gros match de la jeune garde toulousaine, et peut-être particulièrement de Thibault Rossard, pourra faire la différence, mais ce sera chaud.

Pour Sète et Ajaccio, l’équation est sensiblement la même. Largement dominés chez leurs opposants, ces équipes compteront plus que jamais sur leur public surchauffé pour renverser la tendance. Ce sera très difficile pour Sète, devant une équipe tourangelle qui ne cesse de hausser son niveau de jeu, s’appuyant sur un duo Konecny-Antonov qui commence à faire des étincelles. Dans l’autre rencontre, Ajaccio devra se ressaisir après un lourd revers, s’ils souhaitent pousser les Lyonnais dans leurs derniers retranchements. Pour cela, les insulaires espèreront retrouver le Simovski bouillant de début de saison, mais pas seulement… Watten et Lavagne auront eux aussi fort à faire, en contenant les assauts au service de l’armada étrangère lyonnaise.

Dans le dernier quart-de-finale, l’AS Cannes a failli faire les frais des décisions de la DNACG. Certes, l’équipe d’Igor Kolakovic n’est pas la plus « en cannes » du moment, mais malgré sa position de leader de la saison régulière, elle est tombée sur un gros morceau, qui n’a rien à faire à la huitième place. Bref, la mauvaise gestion financière beauvaisienne, et l’organisme qui l’a sanctionnée, faussent inévitablement cette phase finale du championnat. Cela dit, il y avait tout de même un match à jouer, et beaucoup de tension sur le terrain. Et si Pierre Pujol n’était pas dans son meilleur jour à la distribution, la belle rentrée de Ludo Castard à la pointe, associée à un Manu Ragondet décisif en fin de match, ont permis aux Cannois de remporter cette rencontre sur le fil. Côté beauvaisien, Franck Depestele a bien été à la hauteur de l’évènement, entouré de ses ouailles où personne n’est vraiment sorti du lot, appuyant d’autant plus l’impression d’un collectif bien rodé. Ça va être chaud bouillant à l’Élispace mercredi soir !

 En Ligue AF

Comme prévu, le RC Cannes n’a fait qu’une bouchée des Istréenes. Ce sera sans doute la même, demain soir, dans les Bouches-du-Rhône. L’écart de niveau entre ces deux équipes est trop important, donc, sauf tremblement de terre, Cannes ira en demi-finale sans match d’appui.

Mais tremblement de terre il y a eu, chez les voisines du Cannet battues à domicile contre une équipe de Venelles plus Rebelle que jamais. Pour la deuxième fois en deux semaines, les coéquipières de Mallory Steux sont venues à bout des récents vainqueurs de la coupe de France. Les 27 points d’Élisabeth Fedele n’auront pas suffi aux Cannetanes pour s’imposer. Car en face, Sona Mikyskova et Anja Zdovc avaient la main chaude : 26 points chacune, dans ce match plus que tendu. Une fois de plus, le secteur du service/récep a été prépondérant, et les coéquipières de Myriam Kloster n’auront pas droit à l’erreur mercredi soir, dans la salle de Venelles, si elles souhaitent avoir une chance d’accéder au dernier carré.

Le Stade Français poursuit son bonhomme de chemin. Sans trop de bruit, l’équipe du Belge Stijn Morand a pris une grosse option pour les demi-finales. Une grosse domination sur Mulhouse, et un 3-0 qui marquera probablement les esprits alsaciens. Si les Mariannes ne faiblissent pas, elles pourront sans aucun doute s’épargner un match supplémentaire pour accéder aux demies. Mais gare à la décontraction.

Enfin, on ne savait trop que penser de ce Nantes-Béziers. Les Nantaises étant en dents de scie depuis janvier, on se demandait si elles seraient à la hauteur de l’évènement face à une équipe biterroise toujours difficile à manœuvrer. Mais devant les caméras d’Eurosport, les coéquipières de Nicoletta Koutouxidou ont tenu la baraque. Malgré un sévère revers dans la troisième manche (14-25), elles ont su se ressaisir et remporter le quatrième set sur le fil (29-27) poussées par leur public. La tâche reste cependant ardue pour les Nantaises, contre des Angels qui seront revanchardes et ne lâcheront rien sur leurs terres. Les absences de Bland et Williams n’aidant pas, on sent bien un petit match d’appui en Loire-Atlantique…

En Ligue BM

Loin des surprises habituelles qu’elle nous réserve, la Ligue BM a plutôt été expéditive ! Trois victoires en trois manches, et seul le Nancy-Harnes nous a offert un set supplémentaire.

Autant vous le dire, nous avions un peu peur avant ces play-offs. Peur de la capacité du leader poitevin à aller chercher de nouvelles victoires, sachant qu’il est déjà assuré de l’accession en Ligue AM. Mais il est vrai qu’à Poitiers, le volley est roi. Alors, bien que l’objectif principal soit atteint, on se doute qu’il est impensable de cracher sur un titre, et qu’il est donc primordial de tout tenter pour aller le chercher. Et quelle meilleure réponse qu’un 3-0 sec face à Cambrai en 1h19 ?

Beaucoup plus à l’Est, Nancy devait se défaire d’une équipe de Harnes bien capable de gagner face à n’importe qui, si Cubrilo enchaîne les équerres, et que le duo Bouanda-Alpha est en feu. Mais de feu il n’y a point eu, et les hommes d’Emmanuel Dumortier sont restés maîtres sur leurs terres malgré un petit relâchement au troisième set (qui reste cela dit très courant au volley-ball…). Les Nancéiens ont fermé la boutique (16 blocks), et Feughouo a terminé le travail. De bon augure pour la suite.

À Nice, il y avait un gros duel entre deux équipes accrocheuses. Mais la nouvelle absence de Pavel Bartik à Alès leur est une fois de plus préjudiciable. Le duo Clère-Prével qui l’a souvent suppléé avec brio, n’a pu cette fois renverser la vapeur. Il faut dire aussi que Benjamin Amsellem a beaucoup souffert en réception, ce qui n’a pas arrangé les affaires gardoises. Nice s’impose 3-0, avec un Nenchev impérial au centre qui termine meilleur marqueur de la rencontre (15 points).

Tout cela nous emmène enfin jusqu’à Orange, qui disputait une rencontre bien indécise sur le papier face à Rennes, prétendant annoncé à la montée. Et à l’image du Stade Français en Ligue AF, les joueurs de l’ASON poursuivent discrètement leur grosse saison. Une victoire 3-0 qui signe la revanche de la semaine passée où Orange s’était déplacé en effectif réduit. Un match intense dans lequel les locaux ont été plus solides sur chaque fin de set. À noter que le statisticien d’Orange nous a fait cadeau d’un joli score incongru : 27-24 dans le troisième, on avait jamais vu ça !



À découvrir en vidéo


En haut ↑