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Ici c’est !

Coubertin est décidément une salle « fête » pour le volley !


Le 10 mai 2016

 

Transfigurée depuis le début des play-offs, l’équipe de Dorian Rougeyron a marché samedi sur Sète (3-0) comme elle l’avait fait précédemment sur Chaumont et Tours. Les Parisiens récupèrent un titre qui leur avait échappé trois fois de suite en finale, l’année où on les attendait le moins. Avant cela, Nice a mis Rennes sens dessus dessous et St-Raphaël a renversé la planète volley en battant Cannes, sacré dix-huit fois de rang auparavant. Une journée haute en émotions ponctuée donc par trois improbables victoires.

Nice et la LNV punissent Rennes

On ne reviendra pas sur la domination sans partage des Bretons pendant la saison car Dame Hélène a décidé que c’était une perte de temps. Les huit clubs de Ligue B étaient assurés de jouer les play-offs et le premier de la saison régulière, contrairement aux années précédentes, ne monterait pas directement en Ligue A. Sauf que le sport a dit qu’il ne monterait pas du tout. Alors, chers dirigeants, à quand un peu de stabilité ?

Pour ce qui est du match, nous avons assisté à un spectacle magnifique avec des Niçois concentrés mais libérés contre des Rennais contraints de l’emporter et donc légèrement crispés. Matijasevic qui choisit de partir avec Koprivica plutôt que Ragondet alors que ce dernier a beaucoup apporté lors de son entrée en fin de match. Kasic, exténué de son année avec ses gars, leur a donné les clés du match et cela a fonctionné. Pour un compte rendu détaillé du match, cliquez ici : NICE v RENNES

Après le match, Raphaël Corre réagissait ainsi : « Ca a été une année compliquée, je pense que c’est lié aussi au calendrier qui était quand même bien pourri, faut dire ce qui est. Quand on voit ce soir que Rennes monte pas en Ligue A parce qu’ils gagnent pas la finale des play-offs, c’est le sport mais c’est pas très bien. Moi je suis déçu pour eux, c’est mon ancien club, mais c’est ainsi. Pour ce qui est de l’année prochaine, il n’est pas prévu que je reste à Nice, je suis en recherche de club pour l’instant, mais j’avais envie de bien finir, de montrer qu’on était capables de gagner et je suis heureux ce soir. »

Saint-Raphaël, la rebelle

Personne, à part Jerome Clere, ne les donnait favorites. Il s’était même excusé lors des pronostics : « Désolé mais j’ai des potes là-bas donc obligé de les mettre vainqueurs. » Mais lorsque nous avons vu débarquer ces filles sur le terrain, pleines de détermination et d’application, le staff, connecté et surexcité, et les supporters, confinés dans un coin de Coubertin mais donnant de la voix, nous nous sommes dit que c’était possible.

De l’autre côté du filet, des Cannoises qui ont tourné. Seule Sanja Bursac, la capitaine en larmes sur le podium lors de la remise des récompenses, a fait un match exemplaire. Mais une fille n’a pas suffi à renverser le wagon raphaëlois. Même en revenant à 2-2 après avoir été menées 2-0, les championnes de France en titres n’ont pas profité de l’élan conféré par ces deux gains de set. Les supporters raphaëlois pouvaient alors reprendre en chœur « Ici, c’est Saint-Raphaël ! » Pour un film du match, c’est là : CANNES v ST-RAPHAEL

Sara Menghi, la centrale italienne, était très émue après le match : « Nous n’avons jamais perdu l’espoir de pouvoir gagner ! Quand je joue, j’ai mes qualités, mais j’ai surtout toute mon équipe derrière moi, c’est ça qui fait la différence. » Bregoli, l’entraîneur, était lucide : « Quand on les avait battues en saison régulière, y’avait ni Bursac ni Carrillo, donc c’était une autre équipe. Ce qu’on voulait faire, c’est leur mettre le doute, et on a réussi assez tôt. On espère pouvoir jouer les grandes équipes européennes en Ligue des Champions l’année prochaine. »

Paris n’avait pas le temps

Seule équipe à s’être imposée en trois sets, seule équipe du nord de la France à avoir remporté une finale cette année (Ajaccio, Cannes, Mougins, Orange, Nice et Saint-Raphaël), seule équipe à préférer jouer Tours en demies sans l’avantage du terrain qu’en finale à Paris, seule formation à s’imposer en Ligue A après avoir été classée 6e de saison régulière, le Paris Volley a écrit une nouvelle ligne de sa riche histoire samedi soir sous le signe de l’unicité.

Qui dit unicité dit union. Au moment où ces joueurs ne formaient que des individualités en début de saison, peu gageaient qu’ils finiraient ainsi, en équipe soudée et en apothéose. Travail de toute une année pour le staff qui a su améliorer ce qui n’allait pas en décortiquant, en expliquant, en communiquant. Ils se souviendront longtemps de cette saison qui a validé tous leurs choix, du retrait de Hoag pour blessure en janvier à la décision involontaire de se tromper de positions au deuxième set du match d’appui de la demi-finale.

La finale, elle, a été relativement facile. Sûrs de leurs forces, connaissant Hernan sur le bout des doigts, dans un jour de réussite au service, les Parisiens étaient invincibles. Mieux : ils étaient tous, y compris le staff, avec dans un coin de leur tête les échecs sur le fil des années précédentes, extrêmement concentrés et calmes jusqu’au coup de sifflet final. Et là, l’explosion de joie, les confettis et la nouba. Plus de détails ici : PARIS v SETE

Plusieurs hommes clés pour ce trophée : Nick Hoag, un homme et un joueur hors pair, qui remporte le championnat de France de fois de suite avec deux clubs différents, Markus Steuerwald, encore impérial samedi, qui conclut son aventure parisienne de huit ans de la plus belle des manières, et Dorian Rougeyron qui a déjà à son palmarès d’entraîneur, à 38 ans à peine, un titre de champion de France, une supercoupe et un titre de champion d’Europe CEV.

L’année prochaine, la formule en Ligue des Champions change. Paris n’intègrera la compétition que fin décembre comme tous les grands clubs européens. Avant cela, la compétition est élargie et il y aura a priori trois tours préliminaires en matches aller-retour (auxquels participeront Sète, et Tours s’ils obtiennent leur wild card) pour pouvoir atteindre la phase finale à vingt clubs. D’où la portée de ce titre pour le club de la capitale.

Mais qui a gagné ?

C’est Ardo Kreek, déjà en tête après les quarts de finale, qui a remporté la course aux pronostics qu’on avait lancée avant les play-offs. Avec 36 points, il devance un autre Parisien, David Chaudet (31 points) et un autre champion de France, Jerome Clere avec 29 points. Tous les résultats ici : Pronos finaux
Saluons aussi Earvin Ngapeth, champion avec Modène et MVP, en Italie, et Nicolas Szerszen, champion et MVP de la saison aux Etats-Unis avec Ohio State.

La saison en salle se termine, place à la vraie saison 😉

 



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