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Illac signe un énième 3-0 pour gagner la coupe

Saint-Jean-d’Illac a terrassé Amiens collectivement.

Actu

Les sauts de joie des Illacais sur le podium


Le 10 mars 2018

 

Auteurs d’une prestation collective pleine de maîtrise et d’enthousiasme, les joueurs d’Anisse Guechou ont remporté la coupe de France amateurs contre une équipe d’Amiens vaillante mais brouillonne, devant leurs supporters venus en masse. Avant les deux finales professionnelles, les spectateurs, légèrement plus nombreux que pour la victoire de Mougins face Marcq-en-Baroeul, ont pu se mettre en appétit avec le bruit sourd des attaques des deux pointus de la rencontre, Jean-Patrice Ndaki Mboulet et Adrien Taghin.

Les Illacais se sont imposés 3-0 (25-20, 25-19, 25-21) pour soulever un trophée qui les ravit, même si l’objectif principal de la saison reste l’accession en Ligue B. Cette victoire va, s’ils en avaient besoin (14 victoires sur 16 matches de championnat, NDLR), les mettre sur orbite pour une phase de play-offs qui s’annonce alléchante contre des équipes comme Martigues, Fréjus, Mende ou encore Épinal.

Témoignages

Romain Bonon (passeur d’Illac)
JV : Romain, facile ce 3-0 ?
RB : Non, pas facile parce qu’il y avait un grand enjeu. En étant favoris, on avait la pression vraiment sur nous mais on a joué notre jeu habituel, on a été patients, on n’hésitait pas à faire jouer à trois ou quatre reprises l’équipe d’en face si nécessaire. On a été performants en service-récep, ce qui nous a permis de creuser l’écart quand c’était un peu serré.
JV : Quel était le danger de ces Amiénois ?
RB : Leur physique ! C’est une équipe qui aligne des lignes de bloc à plus de 2m05 de moyenne parfois, d’où l’importance de notre qualité de réception. Ce qui nous faisait aussi peur, c’est qu’Ndaki s’enflamme au service, mais ce n’est pas arrivé donc c’est cool.
JV : Est-ce que vous abordez un match de championnat et un match de coupe de la même façon ?
RB : Depuis le début de l’année, on travaille tellement bien et dur que ça nous enlève la pression parce qu’on sait qu’on fait tout ce qu’il faut pour être performants au moment du match. Il arrive parfois que l’équipe adverse joue mieux mais au moins on a bonne conscience. Grâce à nos joueurs d’expérience, on a joué aujourd’hui avec beaucoup de sérénité et d’envie, mais maintenant place à l’objectif principal que sont les play-offs.

Anisse Guechou (entraîneur d’Illac)
JV : Anisse, premier titre ?
AG : Non, c’est mon troisième titre : j’ai eu la chance de gagner des titres en juniors en 2012 et en espoirs en 2014 avec le PUC. Donc c’est pas le premier mais il est pas moins beau que les autres et c’est toujours des émotions extraordinaires.
JV : Comment l’équipe a-t-elle abordé la finale ?
AG : Avec la confiance acquise depuis le début du championnat. Depuis le 21 août, où on a posé la première pierre, on n’a pas arrêté de construire notre édifice sans jamais s’arrêter. Aujourd’hui, j’avais confiance en mon groupe. Je savais que, quelle qu’ait été la situation, j’avais des solutions, des joueurs à faire entrer, etc. À l’entraînement, j’ai rarement vu une intensité aussi régulière, avec des mecs qui travaillent à côté et font des sacrifices auprès de leur famille. Ils ont toujours un langage corporel positif, une attitude et un regard déterminés. Ils se sont fixé des objectifs tous ensemble et se donnent les moyens de les atteindre. Je suis incapable, par exemple, de dire qui nous a fait gagner aujourd’hui ; moi j’ai vu un groupe, je sentais même les joueurs sur le banc investis, prêts à entrer n’importe quand, je suis extrêmement fier d’eux.
JV : As-tu des craintes pour la fin de saison ?
AG : La seule mini-crainte, c’est la routine. Le fait de « s’habituer à ». Quand on commence à être repu, c’est là où on prend ses aises et on fait un peu moins attention aux détails. Cela nous est arrivé, mais pas à un niveau extrême car on a l’expérience et la volonté pour enrayer ça. Les mecs sont tout le temps à l’écoute, je suis privilégié d’avoir ce groupe-là. On a plus ou moins la même culture, ce qui facilite les échanges ; ce groupe est magnifique. Si jamais on monte en Ligue B, on devra conserver cet équilibre humain. Trouvera-t-on l’organisation et les moyens qui nous permettraient de performer dans une ligue professionnelle ? On en discutera sereinement et on fera les choix qui nous paraissent les plus justes. Personnellement, ces mecs-là, les douze, je suis amoureux d’eux, vraiment ! Ils sont géniaux au quotidien ; si je pouvais faire toute ma carrière avec un groupe comme ça, je signerais direct !



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