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« J’espère qu’il va jouer en 4, Nikolov est trop chaud ! »

Et Antoine Brizard le silence…

Ligues Pro Antoine Brizard - Paris Volley

Crédit Photo : Fabienne Ponin


Le 2 mai 2015

 

Antoine Brizard, deuxième passeur parisien, a été, l’espace de quelques minutes hier, un des acteurs clés de la qualification du Paris Volley en finale du championnat et, de fait, en Ligue des Champions l’an prochain. Comment cette doublure, qui endossera ailleurs la casquette de premier l’année prochaine, a-t-il vécu cette belle (saison) ?

14-13, balle de match pour Paris, tu es au block, tu as quoi en tête à ce moment-là ?

Très franchement, je me dis : « J’espère qu’il va jouer en 4, Nikolov est trop chaud, je me sens bien, je pense que je peux attraper Van Lankvelt. » Je me suis fait le scénario dans ma tête depuis le début du tie-break ; c’était le moment.

Et si jamais c’était parti sur Nikolov, avais-tu en tête de bloquer à trois ou la consigne était-elle différente ?

Non, la consigne était que je prenne la tendue si elle était annoncée afin de libérer le central pour être propre à deux sur Nikolov comme Gonzalez ne jouait presque pas la surcharge. Après, avec ce que mettait Ardo [au service], il y avait peu de chance que la réception permette de jouer la tendue.

Puis, tu mets le block que tu avais imaginé, et là..?

Bah là c’est folie, tout est allé très vite, j’étais tellement heureux… Ça n’a pas toujours été facile cette saison de ronger son frein à vouloir faire toujours plus ; c’est une belle récompense.

Effectivement, tu as peu joué cette saison par rapport à ton potentiel (qui se révélera sans doute l’an prochain à Toulouse comme premier passeur). Regrettes-tu d’être resté à Paris ou es-tu convaincu que c’était le meilleur choix pour cette saison ?

Non je ne regrette pas du tout, c’était une belle saison avec de grands joueurs. Je me sentais plus à ma place que l’année dernière. J’ai bien travaillé, je regrette de ne pas pouvoir continuer dans ce club mais je comprends qu’ils ne puissent pas m’offrir ce que je recherche. Dorian (Rougeyron, NDLR) comprend que les projets respectifs des deux partis peuvent parfois différer, même si dans ce cas-là j’aurais adoré poursuivre l’aventure à Paris. Ça n’a pas été une décision facile à prendre, mais l’opportunité à Toulouse était très belle.

En finale, dans une semaine, vous retrouverez Tours. Ils savent gagner les finales, mais le Paris Volley est pleinement capable d’aller chercher ce titre tant convoité. Quelles seront les clés du match ?

Je pense qu’on a vraiment une très belle équipe cette année, plus équilibrée que l’année dernière, avec de fortes individualités. La première des clés sera de réussir à ce que tout le monde joue à son meilleur niveau, ce qui n’est arrivé que très rarement cette saison. Hier, Niko Gjorgiev a été énorme, Dima (Bahov, NDLR) peut encore mieux jouer et nous connaissons tous le potentiel de Kovac (Nikola Kovacevic, NDLR) qui n’a pas été encore pleinement dévoilé. Il peut être déterminant sur cette finale je pense, nous l’espérons tous.

Tours reste une très grande équipe, qui a fait deux grands matches en demi-finale pour sortir une belle équipe de Cannes. Ça va se jouer, comme souvent sur des détails, parfois de la réussite dans les moments chauds, en espérant que le match tourne en notre faveur.

Ton été avec l’équipe de France, tu y penses ?

J’y pensais beaucoup mais Laurent Tillie m’a appelé pour me dire qu’il ne me sélectionnerait finalement pas, car il ne m’avait pas assez vu jouer cette année.

Nous te souhaitons une très belle finale et un avenir radieux !

Merci à justvolley !



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