Accueil ▷ Chronique ▷ La vista d'Hubi ▷ La Vista d’Hubi #5 – Les tournois de 3×3

La Vista d’Hubi #5 – Les tournois de 3×3

À mi-chemin de la saison estivale, nous avons demandé au néo-Tourangeau, accessoirement organisateur fédérateur du tournoi de Pornichet, une petite chronique dont il a le secret sur une discipline qu’il connaît et maîtrise : le 3×3.


Le 30 juin 2015

 

Ah les tournois les tournois 3×3 ! Rien de tel pour se divertir, rencontrer des potes et passer une bonne journée au soleil, sur l’herbe ou sur le sable. Mais pas que… Parce que le 3×3, c’est une école. C’est même l’école française. Car oui, tous les meilleurs joueurs français sont passés par là.

Certes ce n’est pas conventionné mais techniquement, c’est un apprentissage parfait pour tous les volleyeurs et volleyeuses. Cela demande des qualités d’anticipation, de reflexes, savoir jouer avec les des conditions particulières et changeantes (vent, pluie, soleil…) puis ça permet de développer sa technique individuelle d’attaque.

Pour moi, c’est 3×3 ou rien

Je vous avouerais que je ne suis pas un adepte des autres disciplines. Bien que n’ayant rien contre les 2×2 ou les 4×4, pour moi, c’est 3×3 ou rien :).

L’avantage dans cette formule, c’est qu’il n’y a rien d’officiel. Tu peux créer des règles, parce que l’important, c’est qu’il y ait du jeu et du spectacle.

Cependant, comme je l’ai dit précédemment, ça nécessite beaucoup de qualités, techniques notamment mais aussi physiques : vitesse, détente, réflexes… encore plus aujourd’hui, car nombreux sont les grands gaillards qui se déplacent vite ! Mais au-delà de ça, ce qu’il ne faut surtout pas négliger, c’est l’envie de gagner.

Je me souviens, à 19 ans, pour mon premier Masters de Pornichet avec Mathias Patin et Vlad Marchitan (tous deux joueurs d’Asnières volley 92), personne ne nous attendait. Et pourtant, on va au bout d’un super tournoi, chez moi… puis il y a eu les Estivales de Volley, dans les Côtes d’Armor, avec Cédric Logeais (entraîneur du Plessis Robinson en LBM, NDLR) et Christophe Leberre (entraîneur adjoint d’Istres en LAF, NDLR). C’était l’entente parisienne, et le début des courtes arrières et des demies avant !

Christophe, à l’époque, c’était sans problème le meilleur joueur de 3×3 du circuit

Christophe, à l’époque, c’était sans problème le meilleur joueur de 3×3 du circuit. Avec lui, tout était facile : le bloc, la fixe, la défense. Il était d’une rapidité incroyable dans le sable.

Il a été le précurseur de la fixe sur la plage. Notre système de jeu a été « copié » par la suite, parce qu’avant, c’était plutôt demie devant, demie derrière, et balle en 4. Quelque part, on a « velocisé » le jeu en jouant avec nos moyens qui n’étaient pas physiques mais techniques. A contrario, Laurent Capet et Loïc de Kergret étaient forts dans le sable aussi, avec un jeu plus conventionnel mais très efficace.

Actuellement, c’est Kévin Tillie qui est au-dessus.

Actuellement, c’est Kévin Tillie qui est au-dessus. C’est un Leberre des temps modernes : plus grand, plus physique et très léger, ce qui aide dans le sable. J’aime beaucoup aussi Yoann Jaumel, qui a tous les atouts du passeur moderne : offensif, fort au bloc et bon serveur. Le reste, c’est plutôt homogène.

In the moment

Un jour de tournoi, c’est toujours un peu spécial. C’est d’ailleurs un jour où je mange généralement peu, à cause du stress. Sauf quand il y a les croques provençaux de Pascalou à la buvette de l’APPVB ! Mais dans un tournoi, il y a toujours des actions qui reviennent et qu’il faut apprendre à gérer. Je vous livre mon « in the moment » :

 À 0-0, dès le début du match, il n’y a plus de « potes ». C’est comme ça que je les respecte.

Les conditions climatiques sont pourries. Ça fait partie du jeu, même si de mon côté je préfère limite quand il y a du vent !

Je gagne le chifoumi. Je commence direct contre le vent.

Je tombe contre des potes. À 0-0, dès le début du match, il n’y a plus de « potes ». C’est comme ça que je les respecte.

Tricher ? Ce n’est pas mon truc, parce que je n’aimerais pas qu’on me le fasse. En revanche ça arrive de mettre la pression sur l’arbitre ou de ne pas annoncer des balles touchées ou les fautes de fil.

Je prends 2 aces. Je me reconcentre direct, et je me dis que la prochaine je la mets nickel.

Je rejoue une équipe que j’ai déjà gagnée. Incontestablement, je joue de la même manière, et je l’agresse encore plus pour montrer qu’on est plus forts.

Je joue à la passe et il y a 20 partout.  J’envoie une première main, on n’est pas encore dans le money time 😉

Mon poste 4 vient de se prendre 2 boîtes. Sûr, je change d’attaquant.

Grosse faute d’arbitrage. J’essaie de me reconcentrer au plus vite pour ne plus y penser.

Pour finir, je dirais qu’il n’y a pas de tournoi sans tous ces bénévoles, qui sont là eux aussi, malgré le travail qu’il faut fournir, pour se faire plaisir. Car les tournois 3×3 c’est bien cela : du plaisir avant tout !

À très vite pour ma prochaine chronique !

Ciao.

Hubert



À découvrir en vidéo


En haut ↑