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Le joueur de 3×3 – Volume 4 : Le Bogoss

Les tournois de 3×3, c’est du jeu, de la tchatche, du bronzage, mais surtout des personnages. Qui sont ceux qui nous font rêver tous les ans tant ils pourraient avoir leur place dans une BD ? Réponse chaque semaine de cet été 2015 !

justVelu Défense volley-ball Raphael Attie

Merci à Raph Attié pour la photo (Crédit : Mickael Pichon)


Le 2 juillet 2015

 

Alors que la Barbiele beauf et le minot sont déjà éliminés, lui, il joue toujours. Les quarts-de-finale, c’est un peu comme un automatisme. Mais en plus de soigner son jeu, il soigne aussi son look. Description…

Le voilà ! Tu ne pouvais pas le manquer. Tout le monde, comme toi, attendait impatiemment de savoir s’il allait venir ou pas. Comme d’hab, il est à la bourre, mais t’as reconnu au loin sa démarche nonchalante débouler dans l’enceinte. De la lunette de soleil dernier cri au boardshort swag, tout est soigné. Pis, quand il enlève sa casquette de ricain, il n’est même pas décoiffé. T’en viens carrément à te demander s’il ne se balade pas avec un peigne dans la poche.

Bref, comme d’hab, la foule se retourne, et les murmures commencent : « Il est là ! », « T’as vu qui vient d’arriver ? », « Je sais déjà qui va verrouiller le tournoi ! ».

Pas besoin de s’inscrire, c’est déjà fait. Et quoi qu’il arrive, il te dira qu’il a ramassé la veille, que c’est sûûûûûûr qu’il va être nul et qu’il ne comprend pas pourquoi des gens l’appellent encore pour jouer avec lui. Forcément, ça ne transparaît pas sur sa belle trombine déjà bronzée. La peau de pêche, ça se travaille.

Quand le tournoi commence, tu l’attends toujours un peu sur le terrain 12. D’abord parce qu’il n’a rien écouté, puis parce que c’est loin, et qu’il se déplace toujours un peu lentement. D’ailleurs, sur les premiers matches non plus il ne va pas trop vite. Une nonchalance qui n’est pas sans rappeler celle de Samy, dans Scooby Doo, mais qui fait écho au bright de son sourire.

Comme beaucoup, tu te dis que c’est impossible de gagner contre lui. Depuis 4 ans, il avale les poules comme des petits pains, sans même user une seule barre de vie pendant que toi, tu cravaches gaillard pour te qualifier. Ce que t’espères surtout, c’est de ne pas le croiser trop tôt, et il le sait. La plupart de ses matches se jouent à la renommée, au standing. Sans qu’il ait besoin d’attaquer fort ou de jouer haut, il se contentera de minimiser les fautes, confiant aux mecs en face la mission de perdre le match eux-mêmes, par inquiétude.

À midi, tu le retrouves accoudé au comptoir, en train de boire la pression qu’il n’a pas eue le matin. Il discute avec ses « collègues » de la haute sphère tout en mangeant tranquillement son saucisse-mayo-ketchup. Va savoir pourquoi, c’est clairement le seul dont la sauce ne coule pas du sandwich. Tu sais même pas si les mecs ont osé lui filer une serviette…

Tu te demandes sans doute de quoi peuvent bien discuter ces éphèbes si impeccables alors qu’en réalité ils alternent entre « je suis tellement nul aujourd’hui », « le temps d’attente, c’est abusé » et « c’est quand qu’on coinche ? ».

À l’approche des phases finales, c’est le moment de sortir les pecs. Exit le t-shirt col V, en avant les tablettes. Tu commences à comprendre qu’il va hausser son niveau de jeu. Sur tous les tableaux d’ailleurs ! Pas de cri ou de mot plus haut que l’autre. Pas de mot du tout d’ailleurs, juste une panoplie de sourires. Très fair-play aussi, standing oblige.

Quand arrive la finale, tu sais forcément qu’il va y être. Sa chauffe ? C’est un peu comme un défilé pour Freegun, la chiche en plus. Petit clin d’œil à la Barbie qui lui envoie la balle partie dans le public, et le match peut commencer. Cette fois-ci, il va gagner, faisant envier les bonhommes, et rêver les minettes. Mission accomplie, il peut enfin remettre le col V…

Avant d’aller récupérer ses lots, il s’en jettera une dernière, pour repartir aussi nonchalamment qu’il est venu. Mais on sait tous qu’il reviendra, car cette ambiance, elle le fait rêver !

À la semaine prochaine !

La rédac’



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