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Le peuple du 3×3 à Annecy

Un cadre idyllique, du soleil, du volley-ball et des pseudo-surprises, c’était la 50ème édition du tournoi d’Annecy


Le 27 mai 2015

Le résumé

Le tournoi d’Annecy, c’est un peu comme au bingo, pour aligner les maïs et lancer un grand « quiiiine », mieux vaut avoir un bon tirage ! Mais comme dans toute loterie, bien que celle-ci soit volleyballistique, c’est indéniablement l’organisation (et donc en l’occurrence le volley-ball) qui a fait carton plein.

Annecy, c’est aussi une démocratisation du 3×3 : pas de différenciation des tournois comme on peut le voir aux Estivales ou d’élitisme des tournois sur invitation. Ici, du mec roulant à vélo à la pro confirmée en passant par le vigile du Pop, tout le monde a le droit de s’inscrire. Nous tenons donc à remercier, féliciter et encourager l’organisation du tournoi de coordonner, développer et promouvoir un tel événement bénévolement.

Avec 256 équipes filles et 480 équipes garçons, soit la bagatelle de 736 triplettes si nos calculs sont bons, cette édition 2015, la cinquantième du genre, a enregistré un nouveau record de participation. Plus de 2200 joueurs de toute l’Europe (France, Pays-Bas, Suisse, Italie, etc.) étaient donc présents au rendez-vous, répartis sur 90 terrains, prêts à faire pleuvoir des gonfles et démontrer plus que jamais que le volley-ball est un sport populaire.

Entre feu d’artifice et saut en parachute prévus par l’organisation pour fêter ce cinquantenaire, que s’est-il passé sur le plan sportif ?

Comme chaque année, il y avait du lourd. Du joueur professionnel au spécialiste du 3×3, en passant par ceux qui jouent leur match à la bouche, cette 50ème édition s’annonçait solide sur les appuis, et prédisposée au spectacle. Mais soyons honnêtes, à part pour prendre la marque du t-shirt, la journée du dimanche est quasi inutile : difficile pour les gros de se régler, et impossible pour les petits de les accrocher. S’en suivent donc des nuées de 21-6 dans la joie et la bonne humeur, pour le plus grand plaisir de la buvette.

Même combat le lundi matin, où la soirée plane encore sur quelques esprits embrumés. Mais pas de quoi casser trois pattes à un canard, si les matches sont un peu plus accrochés, cela ne donne qu’un très léger avant-goût des choses sérieuses qui vont suivre.

Chez les garçons

Les choses sérieuses, ce sont les 32ème de finale. Là non plus, toujours pas de grosses parties à se mettre sous la dent, si ce n’est une opposition entre les impassibles frères Riblet, associés au moins taciturne (en tout cas sur le terrain !) Jérémy Arki, et les inconditionnels frères Amsellem, associés à Angelo Teno (tous trois évoluant en Ligue B). La triplette alésienne, grande spécialiste des phrases et coups d’esbroufe en tout genre, nous a offert un « show » dont elle a le secret : du bluff, des cris, quelques contestations, et un attroupement de spectateurs pour assister à une rencontre comme on les aime ! Un match chaud où les vainqueurs de l’édition précédente s’en sont finalement sortis. Quoi qu’il en soit, merci aux acteurs pour le spectacle.

La loterie des 16èmes

La suite est une histoire de talent, certes, de sang-froid également, mais aussi de tirage. Car sans véritable tête de série, des finales peuvent se jouer avant l’heure, et les gros s’entre-tuent… N’en déplaise à l’équipe Jambonon, association maligne des frères Jambon et de Romain Bonon qui, après avoir sorti l’ex-équipe asniéroise composée de Bersani, Farjaudon et Chauvin, a dû en découdre avec les futurs demi-finalistes Quentin Marion, Vincent Meslard et Gaëtan Cantamessi. Une opposition entre boucherie et finesse, une pluie de cartouches et de grolles, sans conteste le plus beau huitième…

En quart-de-finale, la surprise (et le bruit) est venue de l’équipe montpelliéraine, composée de Johann Maillard, Clément Arnaud et Gautier Bru, opposée à Corentin Suc, Soane Falafala et Paul Cooper. Les trois « petits » de l’ASBAM ont eu raison de leur adversaire grâce à un jeu très rapide, fin, de grosses défenses, et beaucoup de phrases. Une victoire à l’expérience et à la bouche qui les emmène en demi-finale, preuve que le 3×3 n’est pas que pour les grands.

Des demi-finales où l’on retrouve Antoine Brizard, associé à Dimitri Walgenwitz et Raphaël Attié. Une équipe qui n’a pas vraiment joué de match inquiétant jusque-là, les tirages les ayant épargnés. Opposés aux frères Riblet, ce sera certainement leur seule rencontre un peu chaude du tournoi. Mais les blocks d’Antoine Brizard ont fait la différence et ouvert les portes de la finale. Dans l’autre demie, opposant la triplette Marion/Meslard/Cantamessi aux trois Montpelliérains, ça branche, ça s’énerve, ça surjoue, et ça s’anime. Une histoire qui ne fera pas l’affaire des Parisiens qui s’inclinent dans un climat bouillant et une ambiance plus que tendue.

La finale, quant à elle, ne sera qu’une formalité pour les trois compères Brizard/Walgenwitz/Attié, où le jeune Dimitri nous a montré toute sa percussion en fixe avant !

Chez les filles

Côté féminin, la bataille a commencé en 8èmes, les 16èmes n’ayant attiré l’attention que des badauds profanes. Pas vraiment de surprise pour la qualif en quarts-de-finale où l’on retrouve des habituées de ce stade de la compétition. Difficile pour ceux qui tombent sur la triplette composée de Mathilde Giordano, Félicia Ménara et Élodie Vigreux, favorites de l’édition. Les Juliana Poudou, Sophie Rossard et Élena Chimisanas en ont fait les frais, malgré un match accroché.

Le vent se lève, la pluie perturbe quelque peu le déroulement du tournoi, et les trois jeunes compères Lisa Menet-Haure, Odette N’Doye et Tiphaine Sévin en profitent pour venir à bout de l’équipe de Pauline Soullard, dans ce match où la jeunesse a su prendre le pas sur l’expérience.

Une demie sous haute tension

Tout le public a vrombi dans la demie opposant Julie Contini, Zoé Chater et Flora Rakotovao à Lisa Menet-Haure, Odette N’Doye et Tiphaine Sevin. À 22-23, les arbitres sifflent une faute de filet de l’au-delà et donnent l’avantage aux jeunes réservistes de l’équipe de France. 22-24. Tout le monde s’emballe, et le retour direct de Zoé Chater ne fait pas mouche. 22-25, l’équipe « Désillusion » se qualifie pour la finale.

Dans l’autre demie, les jeunes Mulhousiennes Kama Diarra, Sandrine Dorlus et Delphine Nercher ont tenu tête aux expérimentées Mathilde Giordano, Félicia Ménara et Élodie Vigreux, mais l’expérience des tournois a fait la différence, et les baroudeuses du 3×3 l’emportent finalement.

Même combat dans la finale fille de cette 50ème édition, où Mathilde Giordano et les siennes ont pris les devants pour ne plus les lâcher. À l’ancienne…

Les résultats

Tournoi féminin

Vainqueurs :
Mathilde Giordano, Félicia Ménara, Élodie Vigreux

Finalistes :
Lisa Menet-Haure, Odette N’Doye, Tiphaine Sévin

Demi-finalistes :
Julie Contini, Zoé Chater, Flora Rakotovao
Kama Diarra, Sandrine Dorlus, Delphine Nercher

Tournoi Masculin

Vainqueurs :
Raph Attié, Antoine Brizard, Dimitri Walgenwitz

Finalistes :
Johann Maillard, Clément Arnaud, Gautier Bru

Demi-finalistes :
Gaëtan Cantamessi, Quentin Marion, Vincent Meslard
Jérémy Arki, Tom Riblet, Robin Riblet



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