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Le temps des trophées

Vae victis.


Le 7 mai 2016

 

Ce week-end, certaines équipes fêteront leur titre à gorge déployée, récompensées du travail accompli toute l’année et laissant toute la tension positive se libérer pour soulever le trophée, tandis que d’autres regretteront de ne pas avoir su franchir le dernier seuil, ressassant à l’envi ce qu’elles auraient pu faire de mieux. D’aucuns prétendent que finir deuxième de la saison est une performance en soi, JustVolley et sans doute la plupart des sportifs de haut niveau considèrent que seule la victoire compte.

Les deux ogres au rendez-vous

Exit Tourcoing, l’équipe du Nord qui avait le projet de remonter malgré un démarrage délicat cette année. Ils se sont fait sortir sans démériter, ne perdant que deux fois 3-2 contre Nice dans des matches très disputés. Kilama out. Après deux défaites 3-0 contre l’ultra-favori rennais, les Martégaux regarderont la finale des tribunes cet après-midi. Toute une saison de matches « pour du beurre » afin d’arriver à celui-ci, qui est tout le contraire. Seul le gagnant du match d’aujourd’hui sera sacré champion de Ligue B et montera en Ligue A. Nice a échoué à deux reprises au même moment les années passées. Espérons pour Raphaël Corre, qui était là les deux fois, et ses coéquipiers, qu’ils sauront s’approprier Coubertin alors que les finales précédentes avaient eu lieu à Carpentier. Dans les rangs niçois, trois joueurs qui ont remporté la finale l’an dernier avec Nancy : Feughouo, Ribbens et Radevic. Gageons que ces derniers connaissent la formule magique. En face, Rennes, premiers de la saison régulière avec 16 points d’avance sur les Aiglons, peut aujourd’hui valider un projet sur deux ans avec Matijasevic aux commandes : la remontée dans l’Elite. Une rencontre qui s’annonce passionnante à une heure bâtarde ; soyez au rendez-vous !

Cannes pour conserver ses lauriers

Si l’affiche de la finale de Ligue B est sans surprises, celle de Ligue F accueille une nouvelle tête : Saint-Raphël. Les Sudistes, qui ont été repêchées en première division l’an passé, peuvent devenir championnes de France cet après-midi. Après avoir sorti Béziers et le Stade Français, elles entendent bien disposer de Cannes à Paris. Rien d’impossible si l’on se rattache aux mots de Giulio Bergoli, l’entraîneur varois, « C’est le destin ». Yan Fang, lui, travaille dans le succès depuis des années. Malgré une saison moins parfaite que les précédentes en termes de nombres de victoires, il a déjà le titre de Coupe de France en poche avant un énième éventuel doublé. Ses filles ont dominé Nantes il y a quelques mois à Coubertin, elles connaissent les lieux et ne veulent rien d’autre qu’un titre.

La victoire de Paris… et de Paes

Samedi dernier, le Paris Volley validait son ticket en finale après un match parfait à Tours conclu par un 3-0 exemplaire, là où ils avaient pris une valise une semaine plus tôt. Après le match aller, Dorian Rougeyron confiait « On sait de toute façon qu’il faut gagner chez nous et faire un exploit à Tours. On a brûlé un joker mais il reste une possibilité. » Contrecarrant tous les pronostics, l’équipe parisienne s’est qualifiée pour sa quatrième victoire de suite après une saison en dents de scie. Les hommes de la capitale ont véritablement su se sublimer pour les play-offs sortant coup sur coup le 3e de la saison régulière, le 2e, et pourquoi pas ce soir le premier. Dans le même temps, Vital Heynen n’a pas pu/su entretenir la série de succès du club qui n’avait pas été sorti au stade des demi-finales depuis 2009. On se souvient que Mauricio Paes, titulaire de trois titres avec le TVB, avait été débarqué en milieu de saison ; était-ce le bon choix ? En tout cas, les Tourangeaux sont en chantier pour l’année prochaine avec déjà de nombreux transferts actés. Sur la route de Paris, Sète ! Les Sudistes ont fait une saison idéale qui pourrait se ponctuer ce soir par le premier titre du club. Le meilleur passeur du championnat, le meilleur réceptionneur-attaquant du championnat, un des meilleurs marqueurs du championnat… Qui peut les arrêter ? La peur de gagner, assurément. Si les hommes de Duflos jouent leur meilleur volley, ils seront intraitables. Mais s’ils flanchent, gare aux Parisiens. Le meilleur scénario serait que les deux équipes jouent à leur best : show et suspense garantis !

À l’étranger

Earvin Ngapeth est joueur. Mais il est aussi bosseur. Ce qu’il est en train d’accomplir avec son équipe de potes à Modène est digne des plus grands. Quand on le voit jouer, on sourit. Lui que les commentateurs italiens appellent « Monsieur Magique » surprend, match après match, pas sa détermination, par son sérieux, par son génie. Il a la possibilité de remporter le scudetto dès le match 3 à la maison dimanche. Attention néanmoins à Atanasijevic et sa bande ; le Serbe peut prendre feu à tout moment. Ces finales italiennes qui se jouent au meilleur des cinq rencontres offrent depuis le début un niveau de jeu incroyable pour le plus grand bonheur des tiffosi !
Pendant ce temps-là, a few miles away, Nicolas Szerszen est en train d’écrire son histoire. Le Français formé à Conflans joue à Ohio State, aux Etats-Unis. Il a, comme Kevin Tillie, été élu meilleur joueur de l’année en NCAA alors qu’il n’est qu’en deuxième année. Jeudi soir, en demi-finales, il a permis à son équipe de s’imposer 18-16 au tie-break sur un ace, tout simplement. S’il s’impose avec ses camarades contres BYU ce soir, non seulement il sera la star incontestée du campus mais il attirera peut-être l’œil du sélectionneur national.

Programme :

Rennes v. Nice à 12h00 (en direct sur Dailymotion)
Cannes v. St-Raphaël à 15h00 (en direct sur l’Equipe 21)
Sète v. Paris à 18h00 (en direct sur l’Equipe 21)
Ohio State v. BYU à 02h00 (demain matin en direct sur ESPN2)
Modena v. Perugia à 17h30 (demain en direct sur Rai Sport 1)



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