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Les 10 phrases les plus insupportables des coachs

Que l’on évolue au volley en R2 à Sartrouville ou sur les parquets de Ligue A, c’est toujours la même rengaine, les mêmes phrases ou consignes qui reviennent inlassablement


Le 19 décembre 2014

 

Que l’on évolue au volley en R2 à Sartrouville ou sur les parquets de Ligue A, c’est toujours la même rengaine, les mêmes phrases ou consignes qui reviennent inlassablement. Donc toi, le moustachu en Panzeri avec ton sifflet, prends-en de la graine et arrête de nous faire saigner les oreilles avec tes phrases bateaux.

« On va commencer l’échauffement. Montées de genoux sur la longueur, et pas chassés sur la largeur. »

Déjà, là, tu perds des points. Nous ce qu’on veut c’est faire un foot. Et si en plus tu enchaînes avec un :

« Prenez un ballon pour trois, passe et suit manchette. »

Il faut bien que tu comprennes que tu viens de perdre ton groupe pour la totalité de l’entraînement.

Si vraiment t’as envie de pousser le vice et d’achever tout le monde, rien de mieux qu’un bon :

« Sortez les plinths et les tables, on va faire de la déf. »

La totale salade tomate oignon. T’as gagné ! En plus on est mercredi, tu nous fait rater un match de Ligue des Champions pour ça. Bref tout le monde te déteste.

Jour de match.

Je pète la forme. J’ai pas câblé une seule balle à la chauffe. Je me sens prêt à tout casser. C’est à moi de servir. Je la sens bien. Je vais lâcher le bras quand j’entends le coach me lancer un :

« Fais jouer au service. »

Mais merde, est-ce que tu penses que Mauricio Paes il dit ça à Konecny avant qu’il serve ? Nan, bah moi c’est pareil ! Je suis là pour mettre des caramels et enflammer le public du gymnase Nelson Paillou de Bar-le-Duc.

« Les gars, on fait trop de fautes au service. »
Celle-là tu l’aimes bien, toi le coach, quand t’as rien à dire. C’est vrai que ça permet de meubler le temps mort.

Ou encore le fameux :
« Les mecs faut passer les mains en face au contre. »
Attends. T’es sûr de ce que tu dis ? Moi j’étais persuadé qu’en les mettant dans mes poches je serais plus efficace.

En pro, y’a les entraîneurs qui ne s’adressent qu’en français à leur équipe moldavo-sino-russe : « Les mecs, on prend petite ligne sur balle inter et le poste 6 se décale pour renforcer le poste 1 avec l’ailier non-contreur qui prend la feinte. » Non mais tu te mets à la place du mec ?! Imagine-toi en Corée avec un entraîneur qui t’enchaîne en termes techniques dans sa langue locale, ben ouais, tu continues à faire au feeling…

Il en est aussi de ceux qui parlent français aussi bien que moldave ; seuls eux comprennent les exos qu’ils donnent : « Bon alors, on commence par un foot, tout le monde doit être dans la demi-moitié pour marquer, puis circuit cardio, on fait deux tours fois trois en commençant tous par le DC et en alternant, et on finit l’échauffement sur un exo de passage de filet à quatre ballons en restant du même côté. » Merci de nous les avoir envoyés, mon Dieu, même si on comprend rien, ils égaient nos entraînements !

Dans un match vraiment « sans », on peut même avoir la chance d’entendre un :
« Faut se bouger les gars, même ma grand-mère elle la défend cette balle. »
Est-ce qu’un jour y a un coach qui va venir au match avec sa grand-mère et la faire rentrer, juste pour nous prouver qu’il a raison. Car on aimerait bien la voir, mémé en poste 5, à faire des roulades costales.

Il y a un truc qu’il faut savoir sur l’entraîneur, c’est qu’il a été un grand joueur quoi qu’il arrive. Mais en prenant bien soin de nous gratifier d’anecdotes invérifiables. Du coup il ne se prive pas de lancer des :
« À mon époque… »
Le problème c’est qu’à ton époque, on servait balancier et le ballon était en boyau de porc.

Heureusement de temps à autres tu nous donnes la consigne qui fera LA différence sur le plan tactique :
« Fermez la ligne au bloc. »
Sans aucun doute une de tes favorites.

Comprenez bien, messieurs, que l’on vous doit tout. Car que serait un grand joueur ou une grande équipe sans entraîneur ? Mais souvent, il vous arrive d’être agaçants, irritants, voire usants. Malgré tout, justVolley vous aime et vous embrasse.

J’allais oublier :
« Pas de fautes après le temps mort… »



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  1. Shalaby Magdi says:

    Très bien joué, très vrai Marie. Comme tu le sais, j’ai aussi été Coach. Mais pas avec les mêmes phrases. J’essayais de positiver et motiver « mes filles ». Au bout de la 2è saison on a commencé a gagner un set par ci, un set par là et surtout on a gagné (la 2è saison seulement) 3-2 le à Nyon le dernier match de la saison. Tout le monde a pleuré (surtout moi) de joie. Au bout de 2 saisons avec les débutantes, on gagné notre seul match et fini avant-dernières. En ville, il m’arrive de recroiser certaines qui se remémorent cette épopée particulière mais tellement enrichissante. Les entraînements, les matchs et la semaine au tournoi international de Londres (notre participation y fut honorable; mais je suis rentré à Genève crevé: se coltiner 26 miss 14-18 ans; ce n’est pas rien). Elles ont aussi aimé le dernier soir à la Disco (moi aussi car j’adore danser et faire le pitre). Allez bonnes fêtes, amitiés et à bientôt. Magdi 🙂

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