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Les douze travaux de Yavbou

Des années de travail et de cœur pour en arriver là… L’équipe de France parviendra-t-elle à se hisser sur toit de l’Olympe ?


Le 7 août 2016

 

1. Entrer en compétition

Fini les matches amicaux, les un-un manchette, les signatures-selfies-snaps. Oublié la Cérémonie d’Ouverture au Maracana, la folie des foules brassées, le statut de favori. Enregistré les consignes individuelles et collectives, les calculs pour passer contre telle ou telle équipe, les rivalités passées transformées en surmotivation. Aujourd’hui, Team Yavbou entre dans l’arène avec pour seul objectif de triompher. Ne pas utiliser de langage négatif comme « ne pas se manquer, ne pas regretter, ne pas réfléchir », mais plutôt du positif « assumer, besogner, gagner ». Ils en sont capables ; rendez-vous à 14h30.

2. Vaincre contre l’Italie

La Squadra Azzura a des allures de favorite de la compétition grâce à des individualités comme Juantorena ou Giannelli et surtout à une détermination sanguine. Débarrassés de la qualification olympique il y a un an, où ils avaient terminé deuxièmes d’une Coupe du Monde à laquelle la France n’avait pas participé, ils peaufinent leur arrivée à Rio en silence mais avec rigueur. Ne doutons pas qu’ils seront plus que prêts cet après-midi pour rencontrer la France contre qui ils ont perdu en Ligue Mondiale et lors du Championnat d’Europe chez eux. Esprit de revanche donc et avant tout envie de montrer un visage uni de fratelli d’Italia pour aller le plus loin possible.

3. Terrasser le Mexique

Grâce à sa troisième place dans le tournoi de qualification NORCECA derrière Cuba et le Canada (tous les deux aussi qualifiés pour Rio), le Mexique a obtenu le droit d’organiser un ultime tournoi de qualification chez lui en juin 2016. Ils sont sortis vainqueurs d’une poule avec la Tunisie, le Chili et l’Algérie. Ils méritent donc leur place au tournoi olympique tout en étant considérés comme l’équipe la moins relevée du tournoi (avec l’Egypte), mais attention. Surtout ne pas « baronner » les Mexicains qui comptent bien repartir du Brésil avec au moins une victoire. L’occasion de prendre de la confiance donc, à condition de jouer à notre niveau.

4. Battre le Canada

Cette bande de potes sous l’égide du pater familias Hoag a tout d’une équipe à créer des surprises. Ils ont été les derniers à se qualifier pour Rio à Tokyo et semblent plus que ravis de représenter leur pays qui n’a d’ordinaire d’yeux que pour le hockey. À l’image de la France, ils sont donc en mission pour donner des lettres de noblesse au volley-ball et faire aimer ce sport à toute la jeunesse canadienne. Les quatre premières places du groupe étant qualificatives, le Canada jouera peut-être sa qualification dès jeudi contre la Team Yavbou ; match explosif à venir.

5. Dominer les Américains

La Team USA est connue pour être toujours présente dans les grandes compétitions. Capables du meilleur, c’est en tout cas une évidence qu’ils ne passeront pas en dessous d’un certain niveau. Dotés d’armes de destruction massive comme Anderson, et de Christenson en stratège, ils sont prêts à livrer bataille contre n’importe quelle nation. Clairement présents au Brésil pour rapporter une médaille, ils chercheront à s’approprier la première place du groupe pour avoir un quart de finale plus abordable. Kevin Tillie, à toi de trouver le je-ne-sais-quoi pour mettre à mal tes anciens partenaires de NCAA.

6. Utiliser tout le collectif

Seuls douze joueurs sont présents à Rio ; ils sont tous essentiels. Tillie a décidé de conserver Lafitte dans le collectif malgré l’entorse, il le mérite mais espérons qu’il soit opérationnel dès l’Italie en cas de blessure de Le Roux ou Le Goff. Pujol et Rossard auront aussi tous les deux une importance considérable durant la quinzaine, que ce soit pour les doubles-changements ou les substitutions classiques. Maréchal et Clevenot auront eux aussi une carte à jouer pour soutenir K. Tillie et Ngapeth. Même si le staff affectionne le fait de responsabiliser son sept de départ, la compétition est longue et le collectif sera clé.

7. Faire un résultat contre le Brésil

Le match contre le pays hôte étant le dernier du groupe, on peut imaginer que les deux équipes seront déjà qualifiées. Toutefois, souvenez-vous de la Ligue Mondiale gagnée par la France l’an dernier : nous avions commencé par battre les Brésiliens chez eux, envoyant alors un message très clair à toutes les nations pour finalement s’imposer dans le tournoi. Si nous parvenons à les battre en poule, ce sera un avantage au moment de les rejouer éventuellement plus tard. Quoi qu’il en soit, ce match doit être l’occasion de se faire plaisir dans un Maracanazinho comble, ce qui sous-entend d’avoir acquis la qualif au préalable.

8. Ne pas se focaliser sur la formule

Peu ordinaire, la formule proposée pour ces JO pourrait décontenancer. Premièrement, comme c’est le cas depuis quelque temps dans les compétitions internationales, ce sera le nombre de victoires qui primera au classement, et pas le nombre de points. Deuxièmement, et c’est pour le coup très surprenant, seuls les équipes classées n°1 et n°4 de leur poule respective connaîtront sportivement leur adversaire en quart de finale. Les équipes classées n°2 et n°3 subiront un tirage au sort, ce qui sous-entend qu’on peut avoir un quart de finale entre les deux équipes ayant terminé deuxièmes de leur poule, chose inconcevable sportivement. Quoi qu’il en soit, il faut battre tout le monde pour être sacré champion !

9. Se servir de la pression

Des milliers de spectateurs, des millions de téléspectateurs, des années de disette… D’aucuns flancheraient devant un tel faix. Mais la Team Yavbou, qui se définit par son naturel, a su ces dernières années accueillir cette pression pour être encore plus forte. Les volleyeurs français avaient en 2004 terminé à la cinquième place, non qualificative pour les quarts, d’un groupe abordable avec la Grèce ; il faut se servir de cet épisode pour y échapper. Pas de beach-volley français cette année à Rio malgré tous les efforts du clan RK ; il faut tirer parti de cette absence pour affirmer notre présence. Le volley peine depuis des années en nombre de licenciés avec quelque 100 000 adhérents ; il faut se nourrir du soutien de ces passionnés pour en glaner d’autres.

10. Gagner les quarts

C’est le match qui déterminera à 75% si la France sera médaillée aux Jeux. C’est donc celui qu’il faut remporter, pas le temps de niaiser. Vu la disposition des poules, si la France remporte la sienne, on peut s’attendre à une opposition contre l’Argentine ou Cuba, mais si la France est moins bien placée, elle pourra tomber contre l’Iran, la Russie ou la Pologne. Bref, un match sous tension que seule la victoire pourra libérer. Il aura lieu le mercredi 17 août, espérons-le à une heure de grande écoute, pour que tout le pays soit derrière Yavbou.

11. Se qualifier en finale

Si nous sommes dans le dernier carré, nous aurons à la fois réussi un exploit et à la fois été à la hauteur de notre niveau des dernières années. On peut imaginer y être en compagnie du Brésil, de la Russie et de la Pologne, même si ce de nombreux trouble-fête peuvent s’y immiscer : Etats-Unis, Italie, Iran, Cuba… On se souvient de la demi-finale de championnat du monde contre le Brésil perdue 3-2 avant que la France ne marche sur le volley mondial avec deux titres consécutifs en Ligue Mondiale et Euro. Cela se jouera sans doute à peu de choses mais la détermination et la French Touch feront la différence.

12. Être sacrés champions olympiques

Une finale, ça ne se joue pas… Le matin du jour J, vous repenserez à vos débuts dans le volley-ball, à votre famille, à vos rencontres, à votre routine… Et quand retentira la Marseillaise, vous serez remontés comme des pendules, persuadés que vous êtes nés pour ce moment-là. Dans une guerre volley-ballistique hors du commun, vous sortirez la def qui fait la différence, signerez le bloc qui donnera la gain du set, scellerez l’ace qui décernera les lauriers. Mais pour l’instant ce n’est qu’un rêve ; à vous Yavbou de le réaliser.



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