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Ligue A – Journée 5

Pas de grosse surprise pour cette 5ème journée de Ligue A, mais quelques matches à enjeu


Le 12 novembre 2014

Sète – Lyon : 3/1

Il est de ces matches où il faut à tout prix prendre des points, et en laisser le moins à l’adversaire. Ces matches à enjeu entre deux équipes mal classées qui se doivent chacune de prendre une longueur d’avance sur l’adversaire du jour.

Si Lyon a empoché la deuxième manche, c’est l’Arago, dans sa salle du Barrou qui a eu le dernier mot. Sète rejoint Lyon au classement avec 6 points. Notons toutefois la belle performance de Médéric Henry, jeune central de 19 ans, qui pour sa première titularisation a effectué un match plein (14 points dont 4 blocks et 2 aces).

Montpellier – Nantes Rezé : 3/2

Montpellier à une seule défaite avant ce match, et Nantes à une seule victoire. Cela restera ainsi.

Un match à rallonge où les deux équipes ont dû passer par tous les sentiments. Montpellier, dans sa salle, ne démarre pas la partie sous les meilleurs auspices. Beaucoup d’approximations qui permettent à Nantes d’empocher la première manche. Mais la rentrée Pauly sur Hughes côté héraultais change la donne. Le Goff et Lafitte poursuivent leur travail au filet, Nantes souffre.

La tendance s’inverse dans le 4ème set, sous l’impulsion d’Holubec (8 blocks dans le match) et de ses partenaires et Nantes arrache un tie-break. Une 5ème manche très disputée qui voit Montpellier s’imposer au finish avec un certain « caractère » dont parlait Loïc Le Marrec.

St-Nazaire – Tours : 1/3

Deux tonnes de strap, un staff médical de soixante personnes, de l’huile de massage à revendre… il n’en aurait pas fallu moins pour ces deux équipes lourdement touchées par les blessures. Nous ne reviendrons pas sur Tours, où Antonov à fait une brève apparition, mais sur le SNVBA qui a aligné un impressionnant collectif de 7 joueurs. Pas de prise de tête pour Gilles Gosselin au niveau du coaching, mais peut-être quelques prières pour ne pas ajouter un blessé de plus à la longue liste.

Bref, nous saluerons la performance des Nazairiens, notamment le 25-15 improbable du 3ème set, Théo Morillon improvisé réceptionneur-attaquant et les 27 points de Ronald Jimenez. Côté tourangeau, Hoag (21 points) et Klinkenberg (15 points), ont permis au TVB de ne pas tomber dans le piège de la facilité.

Toulouse – Chaumont : 3/1

Toujours invaincus à domicile toute compétitions confondues, les joueurs de Cédric Enard ont disposé en quatre sets des Chaumontais, encore handicapés par l’absence de leur pointu titulaire Egleskalns (si vous savez comment ça se prononce, gardez-le pour vous).

Les Toulousains, emmenés par le jeune duo Rossard (25 points) et Clévenot (16 points), avancent sans trop de bruit et s’installent confortablement dans la zone play-offs.

 

Le justMatch

Paris – Ajaccio : 3/1

Un match « au parfum de phases finales » comme disent nos amis du ballon ovale. Un remake de la demi-finale de la saison dernière. Le match que l’on attendait avec impatience… Impatience car Ajaccio avait surclassé ses précédents adversaires et qu’ils rencontraient pour la première fois un prétendant à la couronne. Impatience aussi car Paris se devait de réagir après la défaite cinglante infligée par Belgorod (certes une des meilleures équipes du monde) dans la salle Charpy en Ligue des Champions.

Le spectacle était au rendez-vous. Des canonniers des deux côtés (Gjorgiev 27 points, Simovski 19), des défenses, des sets accrochés, tout y était. Nous ne referons pas le match, même si nous voulons saluer l’entrée d’Antoine Brizard dans le 3ème set (on vous l’avait dit qu’il referait parler de lui) aux commandes d’un Paris Volley qu’il a mené jusqu’à la victoire.

Mais vous le savez, un match de haut niveau, ça tient à des détails. Et au vu des scores et de la physionomie de ce match, Ajaccio a semblé plus « faiblard » dans les moments importants. Un manque d’expérience, de confiance ou peut-être de la fatigue du déplacement en coupe d’Europe ? Quoi su’il en soit, Paris a su prendre les risques aux moments importants et arracher cette victoire qui leur permet de revenir à hauteur de leur adversaire du jour.

 

Tourcoing – AS Cannes : 1/3

La confiance. Certainement l’atout principal du volleyeur. Cette confiance qui accompagne un Cannes qui déroule et qui fuit Tourcoing depuis maintenant 5 journées.

Et cela se sent; dans ce match où Tourcoing aurait pu accrocher le 3ème set, si cette défense à 24 partout avait pu être exploitée, si cette réception sur balle de set avait eu quelques centimètres en moins… Mais il en fut ainsi, et Cannes a déroulé. La nonchalance des frères Ragondet en réception et en défense, contrastant avec un Petkovic stoïque, Cannes poursuit sa route, seul en tête et seul invaincu.

Tourcoing, malgré le retour de Coric aux manettes, s’enfonce encore plus dans la zone dangereuse. Le déplacement à Ajaccio n’arrangera certainement pas leurs affaires. Mais il ne faut pas vendre la peau de l’ours dit-on !

Beauvais – Narbonne : 3/2

Beauvais recevait Narbonne à l’Ellispace en pleine après-midi du 11 novembre. Narbonne se déplaçait toujours sans ses principaux artilleurs que sont Falasca et Diaz, c’est donc Dejno qui fut titularisé en 4 et Wendt reconduit en pointe.

Pas de traquenard picard pour les retrouvailles entre Medei (coach de Beauvais) et son ancien club. Et même un BOUC bien triste qui a failli passer à la trappe… Une entrée en jeu délicate, des approximations et des erreurs individuelles, le BOUC n’est pas au mieux mais parvient à remporter le premier set contre le sens du jeu. Pas de surprises sur les deux suivants où les Narbonnais ont maintenu leur niveau et sous l’impulsion d’un Jhon Wendt à 23 points mènent 2 sets à 1. Le 4ème set est une bataille jusqu’à 23 partout, où Beauvais a trouvé les ressources pour conclure. Nous ne nous attarderons pas sur le 15-5 du tie-break, plutôt expéditif, pour des Narbonnais sans doute éprouvés.

Bref, Beauvais gagne son deuxième match, Narbonne compose avec les absences mais continue d’engranger des points. Un groupe qui s’unit dans la difficulté. À voir si cette mobilisation tiendra sur la durée, en attendant, hier après-midi, Beauvais préférait certainement être à l’Ellispace qu’au Palais du Travail…



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