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Ligue A – Lyon au mental

Lyon s’est qualifié in extremis pour les demi-finales de Ligue A au terme d’une partie où le suspense était de la fête

Ligues Pro ASUL Volley vs GFC Ajaccio

Crédit Photo : Gwendoline Cusseddu


Le 20 avril 2015

 

Que dire de cette confrontation rhodanio-corse ? Que le volley n’est pas un sport de hauteur et de puissance, de technique et de tactique, non ; ce sport se résume, ils l’ont démontré, au mental. Comment une équipe peut-elle mener 2-0 et perdre 3-2 ? Comment l’autre peut-elle être surprise à son tour, trois jours après, et subir le même sort ? Comment, sur balle de set adverse importantissime, un joueur peut-il oublier de monter à l’attaque ? Seul le facteur mental peut donner une piste d’explication. Le stress ? La concentration partielle ? L’absence de grinta ?! Quoi qu’il en soit, cela s’apparente à nos yeux, sinon à une faute professionnelle, au moins à un manque de professionnalisme.

Et pourtant… Chacune des deux équipes a eu des occasions de se qualifier en demi-finales (dont on rappelle que le vainqueur sortant sera qualifié pour la Ligue des Champions, ce qui n’est pas rien), mais les locaux l’ont toujours emporté. Cela permet de souligner l’importance du public, mais encore plus déterminante, la place au classement du championnat qui a donné aux Lyonnais l’apanage de recevoir les Ajacciens deux fois. Les joueurs de Prandi, troisièmes de la saison régulière, vont à ce titre perdre leur avantage du terrain contre les Parisiens, deuxièmes. Autre paramètre important : l’arbitrage, qui a été loin d’être à la hauteur, M. Lecourt ayant sifflé de façon lunaire à certains moments lors de la belle ; messieurs à l’écusson FIVB, veuillez aussi être prêts pour ce genre de rendez-vous déterminant, s’il vous plaît.

Pour en revenir au match, le combat Nikolov vs. Simovski a finalement penché en faveur du Bulgare, bien aidé par un Gonzalez qui a atteint un niveau régulier en cette fin de saison. Au centre, les débats ont été équilibrés, mais on a tourné à trois du côté d’Ajaccio avec le seul Petreas plutôt constant. Ferrandez a aussi beaucoup hésité entre les trois réceptionneurs-attaquants Lavagne, Lacassie et Bratoev, et a même titularisé Dereymez à la passe au deuxième match avant de remettre Jaumel, tandis qu’on a fait confiance aux mêmes hommes à Lyon. La stabilité clé du succès ? Nous verrons cela dès les demies (match aller vendredi 24 avril) car si le collectif s’est construit dans cette victoire, il s’est sans doute aussi fatigué.



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