Accueil ▷ Info ▷ NON

NON

Plus jamais.

Info

Crédits : CEV


Le 15 octobre 2015

 

« Les blancs ne savent pas sauter. », « Sers sur le noir, ils ne savent pas réceptionner. », « Méfie-toi du Chinois, il va te mettre une balle en fourbe. » « Arrête de négocier les points, c’est toujours pareil avec vous. »
NON.
Ces phrases choquantes, et d’autres du même niveau, n’ont pas leur place dans notre sport. Or certains acteurs (joueurs, pseudo-supporters, dirigeants, etc.) ne l’ont pas compris. Indignation et réaction.

Nous sommes à la mi-mars, dans l’Est de la France, pour une rencontre de première division du championnat de France professionnel de volley-ball féminin. Une rencontre comme une autre, sauf que quelques personnages impardonnables ont cru opportun de proférer des paroles racistes à l’égard d’une joueuse du club visiteur. « Allez Kirikou ! » Vraiment ? Est-ce encore possible d’entendre cela en 2015 ? Quels que soient l’âge du mufle, le contexte social et le caractère « amical » de cette interjection, ces mots sont inexcusables.

Pis, le comportement des dirigeants, accusant à demi-mot la victime de menteuse alors qu’elle n’a pas été la seule à entendre ces paroles – accompagnées, au passage, de « trop de bougnouls dans la salle » –, est indigne et infâme. « Pour deux mots, tu fais un scandale… », voilà une phrase encore plus désolante et répugnante. Minimiser une affaire comme celle-là ? Vous devriez avoir honte. C’est à cause de vous que perdure, même si rare et en déclin (espérons-le), un racisme réel.

Preuve : ce cas n’est pas isolé. Que dire de l’ancien président d’Orange, abonné aux sorties plus imbéciles les unes que les autres, parmi lesquelles « Sale noir ! » adressé à un joueur d’une équipe adverse ? Quoi penser de ces spectateurs (ne les appelons pas supporters) du club de Sennecey-le-Grand qui proféraient des « Bamboula » à qui mieux mieux et lançant des bananes aux joueurs ? Quid des cris de singe à Harnes pendant un match contre Asnières ? Tristesse devant tant de haine gratuite et de bêtise humaine.

La solution ? Elle est à portée de voix. Ne pas se taire dès qu’un coéquipier, qu’un supporter assis à côté, ou qu’une trésorière de club, prononce de telles paroles. Qui ne dit mot consent, c’est bien connu, eh bien élevons la voix quand cela est nécessaire. Ce sera d’autant plus difficile que, bien heureusement, nous ne les entendrons pas tous les jours, mais pour que cela cesse, il faudra être prêt à réagir sur le moment.

Hier, Earvin Ngapeth, qui est en train d’écrire l’histoire magnifique de l’équipe de France de volley à l’Euro, a réagi. Il a été excédé à juste titre des messages racistes d’un Serbe (cf. capture écran). Non seulement il va sans dire que cette personne est inexcusable, que son comportement est intolérable, et que les instances feraient bien de se saisir de l’affaire, mais il faut souligner la présence d’esprit d’Earvin d’avoir relayé cette horreur.

Croire que le volley-ball est dénué de racisme est hélas une ânerie. Au même titre que d’autres sports plus médiatisés, le volley en souffre à son niveau et nous le déplorons. Mais ne nous arrêtons pas à ce simple constat ; tâchons, chacun, de le rendre encore plus rare. En reprenant son partenaire s’il se laisse aller à des remarques douteuses, en dénonçant les comportements clairement racistes, en faisant des campagnes comme il en existe au football.

NON AU RACISME.



À découvrir en vidéo


En haut ↑