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Ohio State sera bien au rendez-vous !

L’équipe de Szerszen et Hervoir a terrassé Hawaii 3-0. Elle retrouvera samedi en finale BYU qui a pris le dessus 3-0 sur Long Beach dans un match accroché.

International

Le moment où Szerszen a fait basculer la demie


Le 5 mai 2017

 

La « surprise » BYU

Avant le match, on a discuté un peu avec les journalistes américains présents pour l’événement. Ils étaient unanimes : Long Beach avait tout pour gagner alors que BYU n’avait pas assez d’armes offensives. Cependant, certains ont rappelé à l’envi que l’équipe classée n°2 (« the #2-seed« ), en l’occurrence Long Beach, avait très rarement gagné un titre, une sorte de malédiction américaine qui s’est répétée hier soir. Poussés par un Brenden Sander impressionnant et des supporters venus nombreux de l’Utah, les Cougars de BYU ont bien joué dans tous les compartiments du jeu, notamment en bloc-def où ils ont ralenti beaucoup de ballons (à noter la belle performance du central Joseph Grosh à 100% à l’attaque et précieux au service). De l’autre côté, le MVP de la saison régulière, TJ (à prononcer « tee-jay » !) DeFalco, n’a pas été dans son meilleur soir avec seulement 23% à l’attaque. Coach Knipe a essayé de faire tourner mais sans succès. Le match aurait pu basculer dans le troisième que Long Beach a mené tout du long avant que BYU ne passe devant à 24-23 sur un ace de Langlois, un des piliers de l’équipe entraînée par Shawn Olmstead.

AAA : une ambiance américaine d’anthologie

Le speaker pouvait donc annoncer le premier upset de la soirée non sans avoir souligné la performance des perdants. Mais ce n’est pas la seule chose qu’il ait faite, il a fait vibrer les quelque cinq mille spectateurs de la St. John Arena toute la soirée : il connaissait parfaitement le nom (et la prononciation) de chaque joueur, mettait de la vie au moindre temps mort (à noter qu’entre deux sets les joueurs ne se font pas des passes sur le côté mais passent à l’attaque au fil, c’est meilleur pour le show !), puis il lança un jeu sponsor entre les deux rencontres. Deux équipes de cinq spectateurs devaient se relayer pour déplacer, en mode waiter, des boîtes de pizza d’une ligne du terrain à l’autre ; les gagnants recevaient $100 à dépenser dans le restaurant en question. Pendant ce temps-là, les joueurs d’Ohio State et d’Hawaii se concentraient avant d’entrer en piste. Les premiers « O! » – « H! » – « I! » – « O! »  descendaient des tribunes. Après la chauffe minutée, les staffs fournis des deux équipes furent présentés individuellement par le speaker, puis une jeune fille chanta l’hymne national américain, applaudi par la suite pour célébrer tous les vétérans militaires qui sont restés debout pour l’occasion, afin d’être identifiables. Le décor était planté.

The Szerszen Momentum

Le début de la rencontre fut serré. Les deux équipes se rendant coup pour coup avec des joueurs locaux peut-être un peu pris par l’événement. Un brin de chance libéra les joueurs d’Ohio State pour le gain du premier set sur une balle litigieuse jugée dehors (25-23). Puis Maxime Hervoir se mit à attraper le pointu hollandais adverse plusieurs fois, donnant ainsi une certaine assise aux locaux. Mais Jennings Franciskovic, le passeur hawaïen, maintenait les siens à flot grâce à son dynamisme physique et à son envie de gagner. Après son passage au service à 8-8 dans la deuxième manche, tout demeurait indécis. Mais un joueur ne l’entendait pas de cette oreille. Il s’appelle Nicolas Szerszen et c’est le moment qu’il a choisi pour prendre la demi-finale, la plier en quatre et la glisser dans sa poche. Pas moins de sept services gagnants d’affilée, ou presque. Une foule acquise à sa cause. Sa famille et son amie, venues l’encourager, aux anges, tout comme l’assemblée de fans des Buckeyes convaincus de la qualification en finale. Avec l’aide d’un Driss Guessous des grands soirs, au centre, les « Châtaignes » d’Ohio State gagnent leur ticket pour leur finale, chez eux, samedi.

Quelques témoignages

JustVolley : Nico, même après ton énorme match et la victoire, tu es resté sérieux et n’as pas montré tes émotions. Comment vis-tu ces rencontres ? Vas-tu enfin te lâcher si vous gagnez National Championship ?

Nico : J’essaie de rester sérieux tout au long du match. Durant la saison, on a eu des bas parce que c’était facile de se déconcentrer, de ne pas finir les sets alors qu’on pouvait les gagner. Evidemment, si on gagne, je vais exploser, mais rien n’est fait et ça va être très difficile demain.

JustVolley : Max, quels ont été les différences et les points communs avec les phases finales jeunes que tu as évoquées ? Comment t’es-tu senti pendant la rencontre ?

Max : Les différences sont assez évidentes : le public et le niveau ! Après, tout le reste, c’est pareil. Les équipes du Final 4 veulent toutes leur part du gâteau donc le jeu est très intense. On reste ensemble avec l’équipe, on ne s’éparpille pas, et surtout on joue les uns pour les autres. J’ai été en difficulté à quelques moments en récep et moyen à l’attaque donc j’ai essayé d’apporter autre part. Je pense que j’ai fait mon taf au bloc et mon service était correct, sauf la balle de match (apéro général, NDLR) ! Maintenant, ça se passe comme ça en phase finale. Comme dit Nic, ça va pas être facile donc on se reconcentre sur le prochain match, on avance.

JustVolley : Coach Hanson, que craignez-vous de BYU, votre adversaire en finale ?

Coach Hanson : Le danger principal, c’est si jamais on ne sert pas assez bien : on n’arriverait pas à éloigner le passeur du filet pour mettre en place notre système bloc-def. À part ça, Sander est un joueur hors norme, il va falloir essayer de le défendre. Tout dépend vraiment de notre qualité de service, si jamais Nic sert comme hier et que Miles (Johnson, NDLR) se met à mieux servir, on va être pas mal.

 

Programme : Finale BYU vs Ohio State à 7pm (1h du mat’ en France) sur EPSN2



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