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On a retrouvé Kadu !

Après des années à écumer les parquets des ligues professionnelles, Carlos Eduardo Antony a trouvé refuge en terres lozériennes.

Interview Carlos Antony - Kadu

Crédit Photo : TLM Volley-Ball


Le 5 février 2016

 

On a d’abord cru à une mission impossible. Carlos Eduardo Antony, nom de code : Kadu. Le réceptionneur-attanquant de 27 ans avait disparu des tablettes de Ligue A et Ligue B. Alors on s’est retroussé les manches pour sillonner les coins, voire les recoins, de France et de Navarre et tenter d’apercevoir la silhouette du Franco-Brésilien.

C’est en terre reculée (mais non moins belle) Mendoise, chef-lieu de la Lozère (48), que nous l’avons retrouvé. Champion de France avec le Paris Volley en 2008 et 2009, champion de Ligue B avec Tourcoing en 2014, Kadu est allé rejoindre l’effectif du Mende Volley Lozère, avec pour objectif la remontée en Nationale 1…

JustVolley : Après tant d’années à évoluer en Ligues A et B, tu as fait le choix du club de Mende en Nationale 2, peux-tu nous expliquer pourquoi ?

Kadu : « Lors de ma dernière saison à Tourcoing, j’ai joué avec une blessure toute la saison. J’ai dû me faire opérer de la cheville gauche à la fin de l’année, c’était une grosse opération avec 6 mois de rééducation et je ne voulais pas prendre le risque de ne pas être au niveau dans un club professionnel. J’ai fait le choix de prendre mon temps pour revenir à mon top niveau et le challenge du club de Mende correspondait bien avec mes ambitions personnelles. »

Tu es franco-brésilien, originaire de Rio de Janeiro. Après Paris tu as joué successivement à Chaumont, Tourcoing et maintenant Mende. La plage te manque ?

« Evidemment, mais j’en profite quasiment tous les étés pendant les vacances. Je me suis bien acclimaté à la vie en France et puis je suis conscient qu’on ne peut pas tout avoir. »

Entre nous, il y a quoi à faire à Mende en dehors du volley ?

« Pas mal d’activités en rapport avec la nature, c’est un endroit magnifique avec de supers paysages. J’adore me balader et profiter de cet environnement. Quand il fait beau, les gorges du Tarn sont un spot super pour le kayak. »

As-tu l’ambition de retrouver le championnat professionnel si l’occasion se présente ?

« Oui bien sûr c’est mon objectif. J’ai retrouvé 100% de mes capacités physiques, c’est donc tout naturel de vouloir évoluer au plus haut niveau possible. En attendant je suis concentré sur l’objectif de mon club qui est la montée en Nationale 1 ; on est bien partis pour le moment. »

Quel est ton plus beau souvenir de volley ?

« Il y en a deux qui me viennent tout de suite à l’esprit. C’est tout d’abord mon premier titre de champion de France  pour ma première saison professionnelle avec le Paris Volley en 2008, c’était vraiment spécial. Il y a aussi la montée en Ligue A avec Chaumont en 2012 avec un engouement de la ville et du public pour ce club vraiment incroyable, le club attendait ça depuis tellement longtemps. »

T’es plutôt fejoada ou raclette ?

« La raclette c’est vraiment pas mal, mais une bonne fejoada c’est inégalable. »

Rio ou Paris ?

« Rio sans hésiter ! C’est là où je suis né et où vit ma famille, c’est chez moi et puis je ne suis pas un grand fan de Paris. »

Ronaldo ou Zidane ?

« Ça c’est une question vraiment dure. On va dire qu’au Brésil, Zidane c’est une légende mais Ronaldo c’est un dieu, donc je suis obligé de laisser parler mon côté brésilien et dire Ronaldo. »

Aux JO 2016 à Rio, qui va l’emporter ? La Seleçao ou la Team Yavbou ?

« J’espère vraiment retrouver les deux équipes en finale et après que le meilleur gagne. C’est incroyable ce que réalise l’équipe de France. Elle le mériterait. »

Les Favelas ou Chaumont ?

Chaumont largement, c’est beaucoup plus chaleureux que les Favelas.

Patrick Sébastien ou Michel Telo ?

Honnêtement, j’écoute plus de Patrick Sébastien ou même Sébastien Patoche que de Michel Telo donc un point pour la France là-dessus.



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