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Pas si poisson !

Non la FIVB n’a pas fait de communiqué, et la ligne des 3 mètres restera bien à…. 3 mètres. Alors que certains d’entre vous ont hésité entre les graines et l’hameçon, on a poussé le raisonnement


Le 2 avril 2015

 

Tout d’abord, merci ! Vous avez été plus de 15 000 à goûter à notre pêche printanière. Alors merci, merci d’avoir été si nombreux à lire, partager, liker et surtout commenter ce poisson d’avril. Merci à ceux qui ont joué le jeu, et principalement à ceux qui se sont fait hameçonner et tirer sur quelques mètres avant de lâcher prise. Car autant vous le dire, grâce à vous, à la rédac’, on s’est bien marrés.

Mais que les traceurs de ligne, les géomètres du terrain, le puristes du conservatisme et les personnes à détente négative  se rassurent, non la ligne des 3 mètres ne va pas bouger, et restera bien à 3 mètres ! Sauf que, si l’on va un peu plus loin…

L’histoire paraît effectivement peu plausible, ne serait-ce que pour une question purement logistique. D’autant que mis à part pour l’élite professionnelle, la ligne des 3 mètres est très bien là où elle est ! Mais pour cette élite justement, logiquement en quête perpétuelle de spectacle, de « show » et de sensations, qu’en est-il ?

Lorsque l’on jette un œil à ce qui se fait de mieux en Europe, et peut-être même dans le monde, à savoir la finale de Champion’s League masculine,  on s’aperçoit rapidement que cette ligne est devenue quasi-inutile : la pipe s’est transformée en fixe, et le pointu n’a que faire des quelques pointillés censés lui barrer la route. Les attaques ont clairement pris le pas sur les défenses, et le rapport de force n’est, a priori, pas près de s’inverser.

Si l’on regarde le volley-ball féminin, les chiffres montrent que la durée moyenne d’un point est 1 fois et demie supérieure à celle des messieurs. De quoi affirmer, logiquement, que le rapport de force est plus équilibré. Mais assiste-t-on pour autant à plus de spectacle, avec un jeu moins rapide, certainement un peu moins varié, et qui développe moins de puissance ?

À partir de là, plusieurs questions se posent. Que recherche-t-on ? Qui est le spectateur de volley-ball ? Ou quel type de spectateur souhaite-t-on attirer dans les salles ? Ou peut-être même tout simplement, comment attirer des spectateurs dans les salles ? Puis viendront les suivantes : Que recherche ce spectateur ? Des rallyes incroyables ? Des défenses de l’au-delà ? Des marmites à déformer les parquets ?

À chacun d’entre vous d’en juger.

Excellent mois d’avril ! Ne vous découvrez pas d’un fil…

La rédac’.



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