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Place aux belles

Huit équipes sont déjà qualifiées, mais il reste encore quatre places pour les demi-finales. Quatre places à prendre. Les verdicts ? Vendredi et samedi soir


Le 16 avril 2015

 

Un mardi soir qui a envoyé huit équipes en vacances. La saison se termine pour Sète, Toulouse, Beauvais, Mulhouse, Istres, Alès, Harnes et Cambrai, tandis que d’autres ont gagné quelques jours de sursis, d’espérance.

Les équipes qui filent en demies disposent maintenant d’une semaine pour préparer leur prochaine double-confrontation, les choses sérieuses commencent !

En Ligue AM

David Konecny contre le reste du monde

Tours n’a fait qu’une bouchée d’un Arago de Sète bien pâle et bien triste au Barrou. On attendait un peu plus de résistance de l’équipe de Patrick Duflos, qui n’a pas vraiment été à la hauteur de l’évènement. Un 3-0 sec en 1h19, dans un match où David Konecny a pris les choses en main. On le sait, chaque année, les play-offs, c’est pour lui. Et avec 24 points et 69% à l’attaque, il a fait une véritable démonstration qui met en garde l’AS Cannes, futur adversaire des Tourangeaux en demi-finale.

Cannes, justement, qui s’est sorti des griffes de Beauvais dans l’antre de ces mêmes bouquetins. Une tâche loin d’être aisée que les Cannois ont une nouvelle fois accomplie grâce à leur collectif. De notre côté, on se réjouit tout de même que la DNACG n’ait pas complètement faussé ce championnat, et on se lèche déjà les babines de la double-confrontation entre Cannes et Tours qui nous attend pour la demi-finale.

Paris, à l’expérience

Paris a dû s’arracher pour aller chercher sa qualification en demi-finale. Face à une équipe de Toulouse déterminée et un Thibault Rossard qui fait mal au service en début de partie, les Parisiens n’ont pas paniqué et ont laissé passer l’orage. De la maîtrise et surtout de l’expérience dans les rangs parisiens, qui ont su courber l’échine, pour mieux surgir dans les moments importants. Une grande maîtrise des hommes de Dorian Rougeyron, qui contrastait avec la fébrilité de la jeune garde toulousaine en fin de set. Au finale, malgré les 7 blocks de « Pipo » Tuitoga face à son ancienne équipe, l’incontournable Nikola Gjorgiev a mis tout le monde d’accord, et Paris envoie Toulouse en vacances.

Ajaccio se rebelle

Ça sentait pourtant le sapin à Ajaccio, mené 2 sets à rien dans sa salle. Mais on commence à connaître l’orgueil insulaire, a fortiori sur ses terres, et on se doutait bien qu’on n’allait pas en rester là. On avait annoncé qu’il faudrait un grand Simovski pour contrecarrer les plans rhodaniens, et grand Simovski il y a eu ! 31 points et 62% d’efficacité à l‘attaque, le Macédonien a retrouvé son épaule de début de saison, qui avait valu aux Ajacciens de dominer les Turcs d’Izmir en coupe d’Europe dans un match épique. Les rentrées de Yoann Jaumel et de Julien Lavagne ont également été déterminantes pour faire basculer cette rencontre mal embarquée. Place donc à une belle, dès demain soir, à Gerland où les Lyonnais, qui ont eu une balle de qualification, n’ont pas dit leur dernier mot. Ça va être chaud !

En Ligue AF

Cannes et le Stade Français assurent

On s’attendait à une domination plus conséquente des Cannoises en terre provençale. Bien que la rencontre se soit terminée sur un bon 14-25, symptomatique d’un match de volley féminin, les filles de Yan Fang ont tout de même laissé un set dans la bataille et ne sont pas passées très loin de la correctionnelle dans le troisième. Istres peut donc maintenant couler des jours paisibles sur les rives de l’étang de Berre pendant que les championnes de France en titre retrouveront Nantes ou Béziers en demi-finale.

À Mulhouse, c’était les adieux d’Armelle Faesch, passeuse et capitaine emblématique du club. Face à des Mariannes qui ne cessent de confirmer leur montée en puissance de fin de saison, les filles de Magali Magail n’ont pas fait un pli. Un 3-0 en 1h13 dans un match ou seul le second set nous a tenus en haleine. Le Stade Français semble avoir réglé depuis quelques rencontres son inconstance de début de saison, et envoie un message fort à son prochain adversaire. Mais d’ici là, on souhaite bon vent à la capitaine de Mulhouse.

Nantes et Le Cannet en ballotage favorable

On l’avait senti, et il y aura bien une belle en Loire-Atlantique. Nantes aura le privilège de recevoir les Angels de Béziers, dans un match couperet qui déterminera le prochain adversaire du Racing Club de Cannes en demi-finale. Les Biterroises, dans le sillage de leur capitaine Hélène Schleck, ont remis les pendules à l’heure pour s’offrir l’opportunité de défendre leur fanion, demain soir, à Nantes. Une partie qui nous semble aussi chaude qu’impronosticable, même si les filles de Sylvain Quinquis auront pour elles le soutien de leur public à Saint-Joseph.

À quelques kilomètres de là, Venelles recevait Le Cannet avec l’espoir de rééditer la surprise du week-end dernier : dompter les Cannetanes. Mais quand des Rebelles affrontent des Guerrières, si ça sent la poudre, il est bien difficile de prédire qui va l’emporter. Et c’est Le Cannet qui est venu mettre les choses au clair. Les récents vainqueurs de la coupe de France ne pouvaient quitter la scène de Ligue AF si tôt. Elles se sont donc chargées de remporter la bataille et de quelle manière : 9-25 et 14-25 dans les deux derniers sets, de quoi allumer la mèche pour le match d’appui de samedi !

En Ligue BM

C’est dans la boîte pour Poitiers, Nice et Nancy

En bon champion qui se respecte, Poitiers est allé assumer son rang chez le huitième Cambrai. On laisse filer le premier set, le temps de s’habituer au gymnase, aux lumières et de trouver quelques repères, puis on enclenche la machine. Les coéquipiers de Vincent Duhagon n’ont guère laissé de chance à leurs hôtes, malgré la bonne performance de Stan Rabiller.

Même combat pour Nancy, qui a pleinement assumé son rôle de dauphin de la saison régulière. Une victoire, voire une fessée, en 1h09, qui scelle définitivement le sort de Harnes. Pas de quoi s’étendre sur cette rencontre. Nancy est en demies.

En revanche, ça n’a pas été la même histoire pour Nice, dans sa grande bataille face à ces diables d’Alésiens. Bartik toujours absent, c’est Jérôme Clère qui a mis le costume d’attaquant de pointe du côté du CAC. Un CAC qui entame d’ailleurs parfaitement la rencontre, laissant les Niçois à 21 et 19 dans les deux premières manches. Mais Alès n’a plus le mojo de début de saison, et les assauts de Mitrovic combinés aux blocks de Nenchev (7) ont eu raison des locaux, qui sont donc en vacances depuis mardi soir. Les Niçois, quant à eux, retrouveront les Poitevins en demi-finale.

Pour la dernière rencontre, on hésitait entre « Orange lâche les Rennes », ou « Rennes passe à l’Orange ». Choix cornélien nous direz-vous… Quoi qu’il en soit, c’est un match d’appui que nous offriront ces deux équipes vendredi soir. Un match capital sur les terres de l’ASON pour deux prétendants au titre. Alors, quel titre pour la revue de lundi ?



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