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Rester maître chez soi

C’était le mot d’ordre de ces demi-finales retour

Ligues Pro Tours Volley-Ball vs Pérouse

Crédit Photo : CEV


Le 30 avril 2015

 

C’était le mot d’ordre de ces demi-finales retour. Chacun à sa mesure, il fallait absolument préserver son antre. De quoi entretenir l’espoir pour certains, et de passer à autre chose pour d’autres. Quoi qu’il en soit, c’était le dernier match à domicile pour les équipes qui recevaient, et qui se devaient, pour une dernière, de se montrer à la hauteur de l’évènement.

La patte du champion

Notre tour de France des parquets a d’abord fait étape à Béziers, où les Angels accueillaient le RC Cannes, champion en titre et toujours grand favori de la compétition. Si les Biterroises ont une réputation d’équipe accrocheuse au Four à Chaux, la blessure de leur réceptionneuse-attaquante Mari Hole ne présageait rien de bon. Burdine est donc alignée au coup d’envoi, pour affronter les filles de Yan Fang, inquiet en début de rencontre de la capacité de ses protégées d’être à la hauteur : « le danger, c’est nous-mêmes » confiera-t-il au micro d’Eurosport. Mais voilà, Julian Faucette est dans un grand jour, et on le sait, elle est bien capable de faire la différence à elle seule (21 points, 2 fautes, 59%).  Cyril Ong va alors miser sur la fougue de sa jeune garde, et notamment sur Héléna Cazaute, 17 ans, sans complexe, qui permettra aux siennes de rester à flot. Avec 15 points dont 13 à l’attaque, la jeune Biterroise, récemment élue meilleure attaquante d’un tournoi qualificatif aux championnats du monde avec l’Equipe de France junior, confirme tous les espoirs placés en elle, mais cela ne suffira pas. Le block cannois est bien trop fort (18 points), et malgré un sursaut des locales dans la troisième manche, les visiteuses remettent les pendules à l’heure dans la quatrième, se qualifiant ainsi pour une énième finale consécutive.

En Touraine, l’autre champion en titre recevait l’AS Cannes, leader de la phase régulière, dans une salle Robert Grenon pleine à craquer. Probablement l’affiche la plus alléchante de cette journée, qui a tenu toutes ses promesses sur les deux premières manches. Une intensité physique impressionnante, et des Tourangeaux effrayants de détermination. Certes, les blessures de Manu Ragondet et Ludo Castard ont gâché le spectacle en fin de match, mais hier soir, gagner à Grenon paraissait bien plus difficile que d’arracher un os de la gueule d’un bulldog.

C’est officiel, « Dada » Konecny a chaussé son habit de play-offs ! Des boulets de canon au service, des points venus de nulle part, des défenses et même des corses, le pointu tourangeau a été intraitable. David Smith a dominé les débats au centre, et Oleg Antonov semble transformé depuis la victoire en coupe de France. Ajoutez à cela la hargne d’un Nuno Pinheiro qui n’a d’égal que sa roublardise, et le cocktail TVB peut tout faire exploser. Cannes a souffert en réception, et n’est pas parvenu à perturber le block/déf adverse. Un comble, car c’était bien ces deux secteurs qui ont fait leur force jusqu’à présent. Tours est toujours là, et se qualifie, en 4 manches, pour une nouvelle finale. Paris et Lyon sont avertis !

Les poursuivants

Si les deux champions en titre ont gagné quelques jours de repos, ce n’est pas le cas des poursuivants. Le Cannet et le Paris Volley font durer le plaisir, et donnent rendez-vous à leurs adversaires pour un match d’appui. Deux rencontres quelque peu similaires, où les favoris se sont effondrés sans vraiment montrer des signes de rébellion.

Les Parisiens affrontaient Nikolov et sa bande dans une salle de Gerland bondée. À vrai dire, il n’y a pas eu de match. Les hommes de Dorian Rougeyron, apathiques, ont fait contraste avec la détermination lyonnaise. En effet, les locaux ont été solides, à l’image de leur pointu (18 points, 64%) qui nous a montré toute l’étendue de sa palette. Du jouage de louche intempestif à la catole en passant par la roulette, le vieux « Vlad » en a encore sous la pédale. OK. Mais Paris n’y était pas… 28 fautes et 11 blocks en 3 manches, ça fait beaucoup trop pour un match de cette importance. Espérons, pour le spectacle au moins, que les champions d’Europe 2014 et notamment leur capitaine Guille Hernan, sauront nous montrer autre chose sur ce match d’appui. Verdict, vendredi, à 17h.

Même combat pour des Cannetanes, dominées sans conteste par une équipe du Stade Français qui semblait avoir digéré la défaite sur le fil du week-end dernier. Un 3 sets à 0 bien trop sec qui n’a que peu laissé place au suspense. Les visiteuses ont manqué de percussion à l’attaque et ont paru bien moins concentrées que leurs adversaires qui ont fait le travail. Bref, rendez-vous samedi soir pour le point final de cette demi-finale, qui promet, en revanche, d’être beaucoup plus chaud !

Et en Ligue B ?

Nice et Poitiers nous offriront une belle ! De quoi remplir une dernière fois Lawson-Body, et faire le bonheur des spectateurs, voire fanatiques poitevins. Une rencontre qui promet d’être bouillante, d’une part parce que Poitiers veut aller chercher le titre, mais aussi parce que Nice souhaite accéder à l’échelon supérieur. Il va y avoir du bruit samedi !

Dans l’autre demi-finale, ça passe pour Nancy. Une nouvelle qui nous rassure, pas parce qu’on ne porte pas Orange dans notre cœur, mais plutôt parce que ça semble plus cohérent pour le volley-ball français. Orange a été sanctionné par la DNACG en cours de saison, et on se souhaitait pas assister à un éventuel « Canteleu bis » en cas de montée en Ligue A. Les cas de Saint-Nazaire et Harnes sont déjà bien suffisants… Côté sportif, c’est également l’équipe la plus constante cette saison qui a été récompensée. Le tournant du match a, comme souvent, eu lieu dans la troisième manche où les Orangeois avaient pourtant fait la course en tête, avant d’être rejoints puis dépassés dans le money time. Les hommes d’Emmanuel Dumortier seront probablement devant Dailymotion samedi pour connaître leur adversaire le 9 mai prochain.



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