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Un franc succès

Bien loin du footballistique Portugal-France de vendredi soir, les Bleus du volley-ball nous ont une fois de plus régalés dans leur double confrontation face au Brésil.


Le 8 septembre 2015

 

Un combat sur et hors du terrain

Une pluie d’équipes de France, voilà de quoi il était question ce week-end ; à croire que tous les Bleus s’étaient donné le mot. Une programmation dangereuse qui aurait pu clouer les fesses des amateurs de sport que nous sommes dans les bas-fonds de notre canapé, zapette à la main, jonglant entre les différents événements sportifs de la fin de semaine. Car si l’équipe de France de volley-ball a eu fort à faire dans sa double confrontation face au Brésil, elle devait la jouer encore plus serré pour se frayer un sentier médiatique dans ce programme affuté. Mais nos Bleus n’ont pas eu à rougir des prestations qu’ils ont livrées, en association avec les Brésiliens qui ont eux aussi joué pleinement le jeu, sans oublier les organisateurs et les supporters qui ont rendu ces matches vivants. Alors oui, ils n’ont pas fait la une des journaux, et c’est somme toute assez logique au vu de la portée de ce match amical en comparaison des autres événements sportifs, mais on parle plus d’eux maintenant qu’il y a quelques années.

La télé qui relaie

Du sport pour ravir des salles combles à Tours et Paris, où l’on a pu vibrer volley pendant dix sets au rythme des olas et des attaques percutantes ; que demander de plus ? Deuxième question : que penser des prix des places (aux alentours de 20€ par personne) ? Beaucoup de volleyeurs, par principe, ayant l’habitude de faire des pieds et des mains – connaissant au choix soit la cousine du kiné soit la sortie de secours – pour entrer sans payer, jugeront ça trop cher. D’autres, au contraire, néophytes ou bienveillants, ont été heureux de piocher dans leur bourse pour ce spectacle plutôt que pour un pâle 0-0 footballistique. Pour notre part, nous estimons que les places doivent être encore bien moins chères afin de démocratiser notre sport, Max Guazzini l’avait compris au moment du développement du rugby. En outre, la dichotomie L’Equipe 21 / beIN, bien qu’ayant eu le mérite d’exister et donc de diffuser les rencontres, n’est sans doute pas souhaitable pour donner des repères aux téléspectateurs. Espérons que Xavier Richefort, qui n’a pas été au niveau d’un Granvorka samedi, et ses collègues sauront redonner les lettres de noblesse au championnat de France de volley qu’ils offriront cette année. Le manque de professionnalisme de certains, comme en témoigne l’épisode de l’hymne brésilien à Grenon, continue de blesser notre sport or nous avons besoin de personnes compétentes, qu’il faut donc payer, pour se sortir de l’impasse. Quand le volley-ball français investira-t-il à bon escient pour son avenir ?

Le haut du panier

Deux rencontres de haut niveau où la profondeur de banc française a montré qu’on pourrait compter sur elle le mois prochain à Turin. Pour autant Tillie osera-t-il faire autant tourner en match officiel ? Après un nouveau « Ngapeth Show » lors de la première rencontre, ce dernier a été dans un mauvais jour lors du deuxième match. Néanmoins, son entraîneur l’a laissé sur le terrain assez longtemps malgré un seul point dans le premier set et des relances ratées indignes de la star. Les Maréchal, Lyneel, Lafitte, Sidibé et consorts ont eux parfaitement rempli leur rôle et on espère les voir davantage si jamais nos titulaires habituels venaient à nouveau à être dans un jour sans. À titre de comparaison, Rezende a, pour chaque match amical, constitué un sept fait de titulaires habituels et de remplaçants, même si la définition de la titularisation au Brésil est bien moins gravée dans le marbre que du côté français. Seuls Mario Jr et Lucarelli, ayant commencé à Tours, et Bruno et Lucas, ayant débuté à Coubertin, peuvent prétendre à l’étiquette de titulaires indiscutables. À noter l’absence de Murilo (laissé au repos ?) et de Vissotto au deuxième match (blessé ?). Enfin, si l’équipe de France prépare l’Euro imminent, le Brésil est en phase de préparation longue avec les JO en ligne de mire chez eux l’été prochain, ce qui peut expliquer la différence d’approches.

Quoi qu’il en soit, les Bleus de Tillie ont montré une fois de plus qu’ils faisaient bel et bien partie du haut du panier. D’autre part, le double événement, coincé dans une actualité sportive bien chargée, a été un franc succès. Gageons que les Français confirmeront leur bonne forme dans quelques semaines en Italie pour l’Euro. Avant cela, ils s’en iront en République Tchèque, feront étape à Saint-Nazaire puis en Allemagne, avant de finir à l’INSEP. Le périple se poursuit…



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