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Volley-ball et études aux US – Partie 1/5 : L’importance de la bourse d’étude

On en parle, on le compare, on le critique, on le fantasme… mais qu’est-ce donc que le système américain pour les jeunes sportifs, si méconnu chez nous.


Le 13 août 2015

 

Cédric Chrisostome, professeur à l’Université Paris DAUPHINE, fut assistant coach, le temps d’une saison, dans le staff d’une équipe universitaire américaine féminine, en 2013, à Akron dans l’Ohio.

Il nous décrypte l’American Sport System dans les détails, en se centrant sur le volley-ball et plus particulièrement le volley-ball féminin, plus important que son alter ego masculin aux US.

Ce n’est pas un mystère, suivre un cursus d’étude dans une université américaine revient très cher… très très cher même, en comparaison de nos universités et Écoles françaises.

Il faut, en effet, compter la bagatelle de 35 000$ à 55 000$ (27 000€ à 42 000€), en fonction de la réputation de l’établissement. Et tout ceci par an ! Rajoutons que le cursus minimal est de 4 ans pour obtenir son Bachelor, qui, sans entrer dans des comparaisons douteuses, est assimilable à la Licence. Nous arrivons donc à un total de 140 000€ en se basant sur une moyenne de 35 000€.

Le Bachelor peut toutefois s’obtenir plus rapidement (3, voire 2 ans dans des cas exceptionnels), puisque c’est un système de crédits à valider, en fonction des cours choisis. L’étudiant peut ensuite rentrer dans la vie active (pour la plupart) ou continuer vers un Master of Arts, à travers une spécialité bien définie.

En sus de leurs jobs d’appoint, beaucoup d’étudiants sont obligés d’emprunter, pour payer leur scolarité, s’endettant ainsi jusqu’à leurs 40 ans, voire plus.

Il existe toutefois deux possibilités pour ne pas payer de frais universitaires ou juste une partie :

  • Obtenir une bourse au mérite au regard d’excellentes notes obtenues au lycée ;
  • Obtenir une bourse sportive, en étant recruté par une équipe universitaire de sports (football US, basketball, baseball, volleyball, soccer, softball, athlétisme, natation, tennis, golf et même cheerleading !).

Dans ce deuxième cas de figure, les étudiants sportifs « student athletes » sont la plupart du temps recrutés pour quatre années, correspondant au maximum d’éligibilité imposée la réglementation sportive locale : la NCAA (National Collegiate Athletic Association). Cet organisme régit le sport universitaire américain selon des règles très strictes publiées chaque année dans un ouvrage, et rappelées régulièrement à l’ordre dans chaque université par le département « Compliance ».

Une free schoolarship ne peut être rompue qu’en cas de faute grave. Même un niveau de jeu décevant ne peut être un motif de renvoi, les coaches considérant en effet qu’ils sont responsables jusqu’au bout du recrutement opéré.

C’est donc un extrême privilège que de pouvoir faire des études supérieures, sans les payer, tout en continuant à assouvir sa passion sportive.

La suite au prochain épisode…



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