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Volley-ball et études aux US – Partie 2/5 : Jouer au volley-ball aux US

On en parle, on le compare, on le critique, on le fantasme… mais qu’est-ce donc que le système américain pour les jeunes sportifs, si méconnu chez nous

Dossier Attaque en pipe - volley-ball

Crédit Photo : NCAA


Le 20 août 2015

 

Nous avons vu en première partie l’importance de la bourse sportive pour étudier dans les universités américaines, voyons maintenant comment l’obtenir.

Aux US, il est possible de commencer très tôt le volley-ball comme dans la plupart des pays. En entrant, au collège (middle school), les joueurs(es) ayant le niveau peuvent faire partie de l’équipe de leur établissement, à l’image de ce qui se fait en France avec l’UNSS. Le nombre de pratiquants étant important, des sélections sont organisées chaque début d’année scolaire. En parallèle, ils s’inscrivent dans des clubs locaux, comme le ferait un adolescent français.

On retrouve le même fonctionnement au lycée (high school), sauf que la comparaison s’arrête là avec notre pays. La saison dure de 5 à 6 mois avec une fréquence de deux matches par semaine. L’engouement est déjà assez important avec parfois jusqu’à 1000 spectateurs. Les meilleurs intègrent des clubs civils, avec une compétition, sous forme de tournois, qui suit la saison de lycée.

Il n’y a pas de championnat national avec un champion des USA désigné comme on pourrait retrouver en France, au regard de l’étendue du pays. Il y a simplement un tournoi final par État, voire regroupement d’Etats géographiquement proches.

Cette phase du lycée + clubs dure quatre années aux USA (1ère année = Freshman / 2e année = Sophomore / 3e année = Junior / 4e année = Senior). Elle est primordiale pour les jeunes volleyeurs(es) américains et conditionne la suite de leur parcours. En effet, lors de chaque match, des recruteurs universitaires sont présents dans les gradins pour détecter les potentiels et les recruter dans leur futur programme. À la clé, nous le rappelons, une scolarité payée pendant 4 ans et l’obtention d’un diplôme du supérieur…

Voilà pourquoi de nombreux parents investissent dans le sport, en payant des cours particuliers de volley-ball (oui oui !), de préparation physique, des camps d’été ou bien payent des prix de licence en club exorbitants (plus de 3 000 euros) pour que leur progéniture ait toute les chances d’intégrer une équipe universitaire américaine.

Contrairement aux basketteurs NCAA (ligue universitaire), qui sont souvent recrutés à l’issue de leur première année universitaire (Freshman year) pour signer en NBA, les volleyeurs(es) vont généralement au bout de leur cursus de quatre années d’éligibilité pour obtenir leur Bachelor.

Le volley-ball après l’université

Après la graduation (diplôme), et c’est là la grande curiosité pour nous Européens, ils stoppent, pour la grande majorité, leur « carrière » de volley-ball. En effet, cette activité n’existe pas en tant que ligue professionnelle aux USA, que ce soit pour le secteur féminin ou masculin. Il y a bien eu deux ou trois tentatives de création de Ligue Pro, sans succès, car les ressources financières professionnelles sont concentrées entre le football US, le baseball, le basket, le hockey et tout récemment le soccer, à moindre mesure.

Ainsi, à 22 ans, après une 4ème année universitaire (Senior year), la plupart des student athletes stoppent donc le volley-ball de haut niveau. Il y a bien quelques tournois de 2×2 ou 3×3 par-ci par-là, mais loin de l’exigence et du niveau de performance qu’ils ont connu pendant toute leur « jeunesse », au collège, lycée puis université.

Cette retraite sportive est un phénomène acquis, dans les mœurs, et même si elle fait parfois naître quelques regrets de ne pas pouvoir continuer, il est en ainsi. C’est culturel. Ils considèrent qu’il est désormais temps de trouver un emploi, fonder une famille et avoir d’autres occupations…

Et pour les autres ?

Une petite partie ayant le potentiel, et aussi le désir de continuer à jouer, s’exporte principalement en Europe et en Asie.

Selon leur niveau de jeu, les meilleurs sont directement contactés par des clubs professionnels les ayant repérés pendant leur scolarité, les autres doivent passer par le filtre des sociétés d’agents de joueurs. Ces derniers les proposent à des équipes ou organisent des try-outs, matches d’exhibition auxquels assistent des recruteurs.

La suite au prochain épisode…



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